L’économie canadienne est résiliente dans un contexte d’incertitude mondiale

Dans un discours prononcé le lendemain de l’annonce du taux directeur, qui est resté inchangé, le sous-gouverneur Timothy Lane a expliqué que l’économie canadienne reste résiliente. Cependant, elle n’est pas à l’abri des effets continus du ralentissement de l’activité mondiale et de l’incertitude liée au commerce extérieur.

Le sous-gouverneur Lane a parlé des chemins différents que les autorités monétaires canadiennes et américaines ont suivis depuis la crise financière mondiale de 2008-2009.

Le sous-gouverneur Lane prononce un discours devant la Chambre de commerce d’Ottawa et Ottawa Business Journal. Lisez le discours complet.

Le taux directeur reste inchangé

Nous avons décidé de maintenir le taux directeur à 1,75 %.

Des chemins différents pour des économies différentes

Le Canada et les États-Unis ont tous deux fortement abaissé les taux d’intérêt pendant la crise financière mondiale pour stimuler leur économie.

Après le choc initial, nous avons adopté des approches différentes pour redresser l’économie, la crise n’ayant pas eu les mêmes effets des deux côtés de la frontière.

L’économie canadienne a rebondi plus vite après la crise, mais l’effondrement des prix du pétrole en 2014-2015 nous a fait prendre du retard par rapport à l’économie américaine, qui a continué à s’améliorer. Pour amortir ce choc, la Banque du Canada a abaissé son taux directeur à deux reprises.

La Réserve fédérale des États-Unis a abaissé le taux des fonds fédéraux trois fois en 2019. L’inflation restant à la cible au pays, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur inchangé.

Il n’y a aucune raison pour que la Banque du Canada imite la Réserve fédérale. Au contraire, on a observé ces 10 dernières années que le Canada et les États-Unis ont suivi des chemins différents, en fonction de leur propre situation économique. »

Le chemin à parcourir reste incertain

Les conflits commerciaux et l’incertitude continuent de nuire à l’économie mondiale malgré des signes de stabilisation.

Au pays, ces enjeux ont entraîné une diminution des exportations. Les investissements des entreprises ont récemment montré des signes d’amélioration, mais il est trop tôt pour savoir s’ils continueront à progresser. Les dépenses de consommation et le secteur du logement contribuent à la croissance, de même que le marché du travail, surtout le secteur des services.

Cependant, les ménages canadiens se sont fortement endettés ces dernières années. La Banque suit cet endettement de près, car cette vulnérabilité pourrait aggraver la situation en cas de choc.

Le sous-gouverneur Lane répond aux questions des médias après son discours.

Notre projection d’octobre semble intacte

Les perspectives pour l’économie formulées dans le Rapport sur la politique monétaire d’octobre restent conformes à nos prévisions. L’économie canadienne tourne près de son potentiel et l’inflation est à la cible. La Banque mettra ses prévisions à jour en janvier.

Nos décisions à venir concernant les taux d’intérêt vont être guidées par notre évaluation continue de l’incidence économique des conflits commerciaux. Nous allons aussi surveiller les sources de résilience dans l’économie canadienne, notamment les dépenses de consommation et l’activité dans le secteur du logement. »