E5 - Politique monétaire, banque centrale, masse monétaire et crédit
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13 novembre 2014Cet article donne une vue d’ensemble de l’économie expérimentale; plus particulièrement, des évolutions récentes de la macroéconomie expérimentale. La démarche expérimentale trouve toute son utilité en offrant des éléments d’appréciation sur des phénomènes économiques impossibles à observer directement ou difficiles à mesurer. Les expériences conduites par les chercheurs de la Banque du Canada ont permis d’éclairer un certain nombre de questions importantes du point de vue de la politique monétaire, qu’il s’agisse de l’efficacité relative du ciblage du niveau des prix ou de la nature de la formation des anticipations d’inflation.
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13 novembre 2014
Les indications prospectives ne devraient‑elles pas être dépendantes du passé?
Aux prises avec la contrainte que leur impose la borne du zéro des taux d’intérêt, des banques centrales se sont attachées à expliquer leur décision de recourir à un seuil qui doit être franchi avant que les taux d’intérêt à court terme soient relevés. Comme le montrent les résultats de simulations réalisées pour le Canada, les indications prospectives qui sont subordonnées à l’atteinte d’un seuil de prix peuvent théoriquement favoriser la demande et hausser les attentes d’inflation bien davantage que des indications assorties d’un seuil de chômage. Cet atout s’explique par le fait que les seuils de prix sont influencés par les niveaux précédents de l’inflation. Dans la pratique, cependant, des seuils influencés par le passé seraient vraisemblablement plus difficiles à expliquer. -
13 novembre 2014
Assouplissement quantitatif et effets de débordement sur les marchés émergents
Les programmes d’assouplissement quantitatif mis en œuvre aux États-Unis pourraient avoir fait grossir les flux de capitaux destinés aux économies émergentes et avoir exercé des pressions à la hausse sur le prix des actifs et les taux de change, mais l’écart entre les variables fondamentales des économies avancées et des économies émergentes a également été un facteur important. Des indices portent à croire que les retombées positives de l’assouplissement quantitatif sur les économies émergentes, en l’occurrence le raffermissement de la demande mondiale et l’amélioration de la confiance, semblent l’emporter sur les coûts. Lorsque les économies avancées entreprendront de normaliser leur politique monétaire, la meilleure ligne de défense des pays émergents pour se prémunir contre toute instabilité potentielle consistera sans doute à renforcer leurs propres cadres macroéconomiques et financiers. -
13 mai 2014
Le dollar canadien comme monnaie de réserve
L’article procure un aperçu de la croissance des actifs libellés en dollars canadiens dans les réserves officielles de change. Selon des estimations fondées sur des données du Fonds monétaire international et des analyses internes de la Banque du Canada, la valeur totale de ces titres, qui était négligeable avant 2008, aurait atteint environ 200 milliards de dollars américains au troisième trimestre de 2013. Les déterminants de cette augmentation sont examinés, de même que les répercussions qu’elle pourrait avoir sur les marchés canadiens des titres d’emprunt, notamment une diminution des rendements et, partant, une réduction du coût du financement pour le gouvernement du Canada, et une incidence défavorable sur la liquidité des marchés. -
13 mai 2014
Mesure de l’incertitude entourant la politique monétaire : l’apport de la volatilité réalisée et de la volatilité implicite
L’incertitude qui entoure l’évolution future du taux directeur de la Banque du Canada est mesurée à l’aide de la volatilité implicite, qui s’obtient au moyen des prix des options sur taux d’intérêt, et de la volatilité réalisée, calculée à partir des prix intrajournaliers des contrats à terme sur taux d’intérêt. Ces deux indicateurs montrent que l’incertitude a diminué après l’adoption par la Banque des grandes mesures de politique visant à contrer la crise financière de 2007–2009. Les résultats indiquent aussi que l’incertitude baisse généralement après la publication du taux directeur de la Banque. -
16 mai 2013
Les politiques monétaires non traditionnelles : évolution des pratiques, effets et coûts potentiels
En réponse à la récente crise financière, les grandes banques centrales ont mis en place plusieurs types de mesures de politique monétaire non traditionnelles : mécanismes de soutien à la liquidité, facilités de crédit, achats d’actifs et indications prospectives. Jusqu’ici, ces mesures semblent avoir porté leurs fruits. Elles ont contribué au rétablissement du fonctionnement des marchés, facilité la transmission de la politique monétaire et stimulé l’activité économique. Elles ne sont toutefois pas sans coûts potentiels, notamment si l’on considère les difficultés que peuvent poser le grossissement important de la taille du bilan des banques centrales et le retrait, à terme, de ces politiques, ainsi que les vulnérabilités susceptibles de découler d’une détente monétaire prolongée. -
15 novembre 2012
La politique monétaire et le canal de la prise de risque : éclairage apporté par le comportement de prêteur des banques
La crise financière de 2007-2009 et le maintien ultérieur des taux d’intérêt réels à des niveaux historiquement bas ont ressuscité le débat autour de la propension des agents économiques à accepter des risques plus importants lorsque les taux d’intérêt restent longtemps bas. Cet appétit accru pour le risque, qui pousse les agents à rechercher des placements et des stratégies d’investissement plus lucratifs, constitue ce qu’on appelle le canal de la prise de risque liée à la politique monétaire. De récents travaux semblent indiquer que les politiques de prêt suivies par les banques dans un contexte de faibles taux d’intérêt ne sont pas incompatibles avec l’existence d’un tel canal en Europe, en Amérique du Sud, aux États-Unis et au Canada. Plus précisément, ces travaux donnent à voir que les conditions des prêts accordés aux emprunteurs à risque sont moins contraignantes lorsque les taux d’intérêt sont bas. Le canal de la prise de risque amplifie peut-être la transmission des effets de la politique monétaire par les canaux traditionnels, aboutissant à une offre excessive de crédit.
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16 août 2012
Les biais de mesure inhérents à l’indice des prix à la consommation canadien : une mise à jour
L’indice des prix à la consommation (IPC) est la mesure la plus couramment utilisée pour suivre l’évolution du niveau général des prix. Comme il diffère d’un véritable indice du coût de la vie, il est susceptible de comporter quatre types de biais, attribuables à la substitution de produits, à la substitution de points de vente au détail, à l’arrivée sur le marché de nouveaux biens et aux modifications de la qualité des produits. L’auteur met à jour les estimations de la Banque du Canada quant au biais inhérent à l’IPC canadien en examinant ces quatre sources possibles de biais. Pour la période allant de 2005 à 2011, il estime à environ un demi-point de pourcentage le biais de mesure total annuel, ce qui cadre avec les conclusions des recherches antérieures. Légèrement plus de la moitié de ce biais tient au fait que la composition du panier de biens et services servant au calcul de l’IPC est fixe. -
17 mai 2012
Les régimes de ciblage de l’inflation : l’expérience internationale récente
Depuis le renouvellement, en 2006, de l’entente sur la maîtrise de l’inflation en vigueur au Canada, les régimes de politique monétaire ont été confrontés à des chocs de taille, dont la crise économique et financière mondiale. Cet article examine les récents résultats livrés par les cibles d’inflation, y compris le débat sur le rôle que la […] -
23 février 2012
Quels facteurs expliquent les tendances observées dans l’évolution de la dette des ménages canadiens?
Comme dans bon nombre d’autres pays, l’endettement des ménages a affiché une tendance à la hausse au Canada sur les trente dernières années. Cette évolution a été imputable tant au crédit hypothécaire à l’habitation qu’au crédit à la consommation. À l’aide de microdonnées, les auteurs analysent les principaux facteurs à la base de l’accroissement tendanciel soutenu des crédits aux ménages observé depuis la fin des années 1990. La progression des revenus et la faiblesse des taux d’intérêt ont rendu l’achat d’une maison plus abordable et nourri la hausse importante des taux d’accession à la propriété et du crédit hypothécaire. La croissance du crédit à la consommation a été favorisée en grande partie par le renchérissement des logements (utilisés en garantie de prêts) et par des innovations financières qui facilitent l’accès des ménages à ce type de crédit.