E5 - Politique monétaire, banque centrale, masse monétaire et crédit
-
16 mai 2013En réponse à la récente crise financière, les grandes banques centrales ont mis en place plusieurs types de mesures de politique monétaire non traditionnelles : mécanismes de soutien à la liquidité, facilités de crédit, achats d’actifs et indications prospectives. Jusqu’ici, ces mesures semblent avoir porté leurs fruits. Elles ont contribué au rétablissement du fonctionnement des marchés, facilité la transmission de la politique monétaire et stimulé l’activité économique. Elles ne sont toutefois pas sans coûts potentiels, notamment si l’on considère les difficultés que peuvent poser le grossissement important de la taille du bilan des banques centrales et le retrait, à terme, de ces politiques, ainsi que les vulnérabilités susceptibles de découler d’une détente monétaire prolongée.
-
15 novembre 2012
La politique monétaire et le canal de la prise de risque : éclairage apporté par le comportement de prêteur des banques
La crise financière de 2007-2009 et le maintien ultérieur des taux d’intérêt réels à des niveaux historiquement bas ont ressuscité le débat autour de la propension des agents économiques à accepter des risques plus importants lorsque les taux d’intérêt restent longtemps bas. Cet appétit accru pour le risque, qui pousse les agents à rechercher des placements et des stratégies d’investissement plus lucratifs, constitue ce qu’on appelle le canal de la prise de risque liée à la politique monétaire. De récents travaux semblent indiquer que les politiques de prêt suivies par les banques dans un contexte de faibles taux d’intérêt ne sont pas incompatibles avec l’existence d’un tel canal en Europe, en Amérique du Sud, aux États-Unis et au Canada. Plus précisément, ces travaux donnent à voir que les conditions des prêts accordés aux emprunteurs à risque sont moins contraignantes lorsque les taux d’intérêt sont bas. Le canal de la prise de risque amplifie peut-être la transmission des effets de la politique monétaire par les canaux traditionnels, aboutissant à une offre excessive de crédit.
-
16 août 2012
Les biais de mesure inhérents à l’indice des prix à la consommation canadien : une mise à jour
L’indice des prix à la consommation (IPC) est la mesure la plus couramment utilisée pour suivre l’évolution du niveau général des prix. Comme il diffère d’un véritable indice du coût de la vie, il est susceptible de comporter quatre types de biais, attribuables à la substitution de produits, à la substitution de points de vente au détail, à l’arrivée sur le marché de nouveaux biens et aux modifications de la qualité des produits. L’auteur met à jour les estimations de la Banque du Canada quant au biais inhérent à l’IPC canadien en examinant ces quatre sources possibles de biais. Pour la période allant de 2005 à 2011, il estime à environ un demi-point de pourcentage le biais de mesure total annuel, ce qui cadre avec les conclusions des recherches antérieures. Légèrement plus de la moitié de ce biais tient au fait que la composition du panier de biens et services servant au calcul de l’IPC est fixe. -
17 mai 2012
Les régimes de ciblage de l’inflation : l’expérience internationale récente
Depuis le renouvellement, en 2006, de l’entente sur la maîtrise de l’inflation en vigueur au Canada, les régimes de politique monétaire ont été confrontés à des chocs de taille, dont la crise économique et financière mondiale. Cet article examine les récents résultats livrés par les cibles d’inflation, y compris le débat sur le rôle que la […] -
23 février 2012
Quels facteurs expliquent les tendances observées dans l’évolution de la dette des ménages canadiens?
Comme dans bon nombre d’autres pays, l’endettement des ménages a affiché une tendance à la hausse au Canada sur les trente dernières années. Cette évolution a été imputable tant au crédit hypothécaire à l’habitation qu’au crédit à la consommation. À l’aide de microdonnées, les auteurs analysent les principaux facteurs à la base de l’accroissement tendanciel soutenu des crédits aux ménages observé depuis la fin des années 1990. La progression des revenus et la faiblesse des taux d’intérêt ont rendu l’achat d’une maison plus abordable et nourri la hausse importante des taux d’accession à la propriété et du crédit hypothécaire. La croissance du crédit à la consommation a été favorisée en grande partie par le renchérissement des logements (utilisés en garantie de prêts) et par des innovations financières qui facilitent l’accès des ménages à ce type de crédit. -
23 février 2012
Les emprunts et les dépenses des ménages au Canada
Il est important, pour la conduite de la politique monétaire, de savoir quelle proportion des nouveaux emprunts des ménages canadiens a servi à financer la consommation et la rénovation domiciliaire. Les auteurs exploitent un vaste ensemble de données qui renseigne sur l’emploi des crédits octroyés aux ménages. Ils présentent en premier lieu certains faits concernant l’évolution de la dette des ménages canadiens de 1999 à 2010, en soulignant l’importance accrue des crédits garantis par le logement. Ils examinent ensuite la façon dont les ménages ont utilisé les sommes empruntées durant cette période, et ils évaluent le rôle de celles-ci dans le financement de la consommation globale et de la rénovation domiciliaire. Enfin, ils étudient les effets éventuels d’une dépréciation des logements sur la consommation lorsque l’octroi de crédits aux ménages est soutenu par le recours à la valeur nette du logement comme garantie. -
17 février 1996
La transmission de la politique monétaire au Canada
Texte d'une conférence prononcée en 1995 par le gouverneur de la Banque, plus des articles de la Revue de la Banque du Canada et d'autres sources
- « Précédent
- 1
- 32
- 33
- 34