Pierre Duguay

Ancien sous-gouverneur (2000 - 2010)

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Biographie

Pierre Duguay a occupé le poste de sous-gouverneur à la Banque du Canada de janvier 2000 jusqu’à sa retraite de la Banque en juillet 2010. En tant que membre du Conseil de direction de la Banque, il partageait la responsabilité des décisions relatives à la politique monétaire et à la stabilité du système financier ainsi qu’à la formulation de l’orientation stratégique de la Banque.

M. Duguay est entré au service de la Banque en 1973 à titre d’économiste au département des Recherches. En 1978, il a accédé au poste d’économiste principal au département des Études monétaires et financières. Il a été nommé sous-chef du département des Recherches en 1984, chef du département des Études monétaires et financières en 1987, chef du département des Recherches en 1991 et conseiller du gouverneur en 1992.

Né à Verdun, au Québec, M. Duguay a obtenu un baccalauréat spécialisé en économique de l’Université du Québec à Montréal en 1971, puis une maîtrise en économique de l’Université de Montréal en 1974.


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Discours

8 janvier 2009

La stabilité financière grâce à une saine gestion des risques

Discours Pierre Duguay section de Toronto de la Risk Management Association Toronto (Ontario)
La tourmente exceptionnelle de 2007 et 2008 a fait ressortir de nombreux enjeux et défis, dont la plupart vont persister encore un certain temps, alors que nous luttons contre ce qui s'avère être la crise financière la plus profonde que nous ayons connue depuis les années 1930. Partout dans le monde, les décideurs publics ont pris rapidement des mesures énergiques pour faire face à l'instabilité financière et à la crise économique, mais il faudra du temps pour que la confiance soit restaurée et que les marchés redeviennent pleinement fonctionnels.
27 novembre 2008

La promotion de la stabilité du système financier

Discours Pierre Duguay Chambre de commerce de Pictou County Pictou (Nouvelle-Écosse)
Le système financier du pays a affiché une assez belle tenue tout au long de cette crise, grâce à une réglementation efficace et à des pratiques prudentes qui ont servi de garde-fous face aux tempêtes qui ont déferlé sur l'économie mondiale. Sur ce plan, le Canada pourrait servir de modèle à une grande partie de la planète.
10 novembre 2008

La recherche de la confiance : 400 ans d'histoire de la monnaie, de la Nouvelle-France au Canada d'aujourd'hui

Discours Pierre Duguay étudiants et des professeurs de l'Université Laval Québec (Québec)
Comme nous fêtons le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, j'ai pensé qu'il serait opportun pour moi, à titre de banquier central, de me pencher sur l'évolution de la monnaie au fil des quatre derniers siècles.
27 août 2007

Le programme de recherche de la Banque du Canada et l'avenir du régime de cibles d'inflation

Discours Pierre Duguay Association canadienne de science économique des affaires Kingston (Ontario)
Ces dernières semaines, des perturbations ont secoué les marchés financiers. Dans des périodes comme celle-ci, les gens ont tendance à se concentrer sur les événements jour par jour, voire heure par heure, et à perdre l'avenir de vue. Mais ce soir, je veux mettre l'accent sur l'avenir, tout particulièrement sur celui du régime de cibles d'inflation au Canada.
28 août 2006

Productivité, termes de l'échange et ajustement économique

Discours Pierre Duguay Association canadienne de science économique des affaires Kingston (Ontario)
La Banque du Canada s'intéresse vivement à la productivité, et ce, pour plusieurs raisons. Les gains de productivité sont un élément clé de la croissance de la production potentielle et, partant, d'une expansion non inflationniste durable de l'économie canadienne.
4 avril 2006

Mener la politique monétaire dans un contexte d'évolution des termes de l'échange

Discours Pierre Duguay School of Business du Collège Okanagan Kelowna (Colombie-Britannique)
Le but ultime de la politique monétaire du Canada est d'aider l'économie du pays à atteindre la meilleure croissance durable possible et d'ainsi contribuer à l'amélioration du niveau de vie des Canadiens. L'expérience nous a appris que le moyen le plus sûr d'y parvenir est de maintenir l'inflation à un niveau bas, stable et prévisible.

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Rapports techniques

Les effets macroéconomiques des déficits budgétaires : résultats d'un modèle de simulation

Rapport technique n° 47 Pierre Duguay, Yves Rabeau
Une augmentation du déficit des administrations publiques peut produire deux effets : elle peut stimuler la demande globale et l'emploi dans le court terme et provoquer une diminution de la production potentielle dans le long terme. Dans la présente étude, ces effets sont illustrés au moyen d'un modèle macroéconomique de simulation dynamique. Ce modèle n'est […]

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Publications de la Banque

Article de la Revue de la Banque du Canada

19 novembre 2015

La prise en compte des prix des biens durables et des logements dans l’IPC : une évaluation empirique

Même si l’IPC est la mesure de l’inflation la plus couramment utilisée, il ne constitue pas un véritable indice du coût de la vie. Bien que la méthode officielle suivie pour prendre en considération les prix des biens durables et des logements dans l’IPC soit un bon compromis dans un contexte caractérisé par des taux d’inflation bas et stables, Sabourin et Duguay pensent qu’il serait utile d’envisager de traiter le logement et les biens durables de la même manière et de rendre l’IPC réel plus conforme à un indice du coût de la vie. On pourrait y parvenir en calculant, au moyen d’une méthode plus complète du coût d’utilisation, le coût imputé des services procurés par les biens durables ou le logement.
Type(s) de contenu : Publication, Article de la Revue de la Banque du Canada Sujet(s) : Inflation et prix Code(s) JEL : E, E3, E31, E5, E52
16 décembre 1999

L'évolution économique et financière jusqu'au 16 février 2000 : une mise à jour de l'analyse présentée dans le Rapport sur la politique monétaire

Faits saillants * Le rythme de l'activité économique aux États-Unis reste vigoureux et dépasse les projections antérieures. * La demande extérieure étant plus vigoureuse que prévu, la Banque s'attend maintenant à ce que la croissance du PIB réel au Canada en l'an 2000 se situe dans la moitié supérieure de la plage de 2,75 % à 3,75 % projetée dans le Rapport sur la politique monétaire de novembre dernier. * L'inflation mesurée par l'indice de référence a été inférieure aux prévisions en novembre, en partie à cause des rabais pratiqués sur certains biens semi-durables. * La Banque s'attend à ce que l'inflation mesurée par l'indice de référence s'accélère pour atteindre 2 % au premier trimestre de l'an 2000. * En raison de la hausse des prix de l'énergie, le taux d'accroissement de l'IPC global devrait monter à près de 3 % au début de l'année. * L'évolution observée au cours des trois derniers mois vient confirmer les risques pesant sur les perspectives de l'économie canadienne qui ont été évoqués dans le dernier Rapport, à savoir une accélération de la croissance de la demande de produits canadiens au pays et à l'étranger et une recrudescence des pressions inflationnistes potentielles aux États-Unis. Les données recueillies depuis le 14 janvier, date de la mise à jour de l'analyse présentée dans le Rapport sur la politique monétaire de novembre dernier, continuent de laisser entrevoir un raffermissement des perspectives de l'économie mondiale et de l'activité au Canada. Aux États-Unis, l'expansion du PIB réel a encore dépassé les attentes — atteignant un taux annuel de 5,8 % au quatrième trimestre de 1999. Bien que des pressions s'exercent manifestement sur les prix et les coûts aux États-Unis, la forte croissance de la productivité a maintenu les coûts unitaires de main-d'oeuvre à un bas niveau. Toutefois, comme la demande s'est accrue à un rythme supérieur à celui de la capacité potentielle et qu'une telle situation présente des risques d'inflation, la Réserve fédérale a haussé le taux cible des fonds fédéraux de 25 points de base pour le porter à 5,75 % le 2 février. Même si la tendance de l'inflation reste faible dans les pays industriels, un certain nombre d'autres grandes banques centrales, s'inquiétant de l'apparition future de pressions inflationnistes compte tenu du renforcement de la demande, ont aussi haussé leurs taux directeurs au cours des deux dernières semaines. La vigueur de la demande étrangère, particulièrement de la demande américaine, continue de transparaître dans les plus récentes données sur notre balance commerciale. La croissance des exportations est restée forte en novembre, et le solde global a affiché un excédent important. Les cours mondiaux de nos principaux produits de base continuent aussi de se redresser sous l'effet du raffermissement de la demande globale. Au pays, les chiffres les plus récents au sujet de la demande et de la production témoignent d'une robustesse continue. Le PIB réel (au coût des facteurs) s'est accru de 0,6 % en novembre (4,6 % en glissement annuel), et l'emploi a maintenu sa forte progression en fin d'année et au début de janvier. D'autres indicateurs, y compris les dernières données sur les agrégats monétaires, confirment ce tableau économique favorable. La Banque prévoit à l'heure actuelle que la croissance du PIB en 2000 se situera près de la limite supérieure de la plage de 2,75 à 3,75 % projetée en novembre. Le taux d'accroissement de l'indice de référence que nous utilisons pour mesurer l'inflation a été de 1,6 % (en glissement annuel) en décembre, soit légèrement au-dessous des prévisions, en partie à cause des rabais temporaires pratiqués sur certains produits. Nous pensons encore que l'inflation mesurée par l'indice de référence montera pour s'établir au point médian de la fourchette cible de 1 à 3 % au premier trimestre de cette année. Parallèlement, le taux d'augmentation de l'IPC global grimpera probablement à près de 3 % en raison de l'escalade récente des prix de l'énergie, mais on continue de s'attendre à ce qu'il redescende dans le courant de l'année pour se rapprocher de celui de l'indice de référence, à mesure que les prix de l'énergie se modéreront. La Banque du Canada a relevé le taux officiel d'escompte de 25 points de base pour le porter à 5,25 % le 3 février. La Banque a pris sa décision en tenant compte notamment du dynamisme de la demande de produits canadiens tant au pays qu'à l'étranger, de l'importance de veiller à ce que l'économie s'approche de façon prudente des limites de sa capacité de production et du risque d'un déversement au Canada des pressions inflationnistes qui pourraient s'exercer aux États-Unis.

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