Stéphanie Houle est économiste-experte au département des Analyses de l’économie canadienne. Ses recherches portent notamment sur l’économie numérique, la dynamique des entreprises, le recours à des applications d’apprentissage automatique en économie, le commerce international et la finance internationale. Elle est titulaire d’un doctorat en économie de l’Université McMaster.
La croissance de la production potentielle devrait passer de 2,3 % en 2025 à 1,2 % en 2026, étant donné le ralentissement de la croissance démographique, les droits de douane américains et l’incertitude liée aux politiques commerciales. Elle devrait par la suite se redresser pour atteindre en moyenne 1,5 % sur la période 2027-2029, à la faveur d’un raffermissement des investissements privés et publics soutenant la productivité tendancielle du travail (PTT). L’adoption progressive de l’intelligence artificielle devrait aussi faire augmenter la croissance de la PTT durant la période de projection.
Le Défi du gouverneur lancé par la Banque du Canada fête dix ans de succès. Étant à la fois un outil de rayonnement et un instrument pédagogique, il est conçu pour faire mieux connaître la macroéconomie et la politique monétaire auprès du public.
Nous explorons deux scénarios concernant la croissance de la production potentielle afin de mieux comprendre les conséquences économiques liées à différentes politiques commerciales possibles. Dans le scénario 1, les États-Unis imposent des droits de douane limités sur les exportations canadiennes. Dans le scénario 2, les droits limités du scénario 1 demeurent, et une hausse permanente et généralisée de 25 % des droits de douane américains est imposée sur les importations de tous les pays, sauf du Canada et du Mexique.
Nous prévoyons que la croissance de la production potentielle au Canada sera de 2,3 % en 2023 et de 2,5 % en 2024, et qu’elle s’établira en moyenne juste en dessous de 1,7 % d’ici 2027, compte tenu du ralentissement de la croissance démographique. Par rapport à l’évaluation d’avril 2023, nous avons revu à la hausse la croissance en 2024, étant donné la contribution accrue du facteur travail tendanciel sous l’effet de la croissance démographique plus forte que prévu. D’un autre côté, nous avons revu à la baisse nos estimations de la croissance de la production potentielle pour 2025-2026.
Les entreprises qui croissent rapidement sont susceptibles d’introduire des innovations, de lancer de nouveaux produits ou de mettre en place des processus inédits (Kogan et autres, 2017), de devenir des entreprises phares (Haltiwanger et autres, 2013) et d’avoir une incidence sur la part globale du travail (Autor et autres, 2020; De Loecker et autres, 2020). Nous explorons l’utilisation de techniques d’apprentissage automatique supervisé pour cerner un groupe d’entreprises émergentes à forte croissance en nous basant sur des données administratives sur les entreprises canadiennes.
Cette étude présente une vue d’ensemble de la numérisation et de ses conséquences économiques. Nous évaluons sa portée au Canada et les défis associés à la mesure de son incidence.
Houle, S. et R. Macdonald. 2025. « Identifying and Predicting Nascent High-Growth Firms Using Machine Learning. » Canadian Public Policy 51 (S1): 41-60.
Houle, S., P. Pujolas et M. Veall. 2019. « The Curious Incident of Luxury Imports during the Top-Income Surge, » Economics Bulletin 39 (2): 1479-1487.
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