La Banque du Canada a annoncé aujourd’hui qu’elle maintient le taux cible du financement à un jour à 1 %. Le taux officiel d’escompte demeure à 1 1/4 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 3/4 %.

L’inflation au Canada est descendue davantage en deçà de la cible de 2 %, du fait principalement de l’importante offre excédentaire au sein de l’économie et de la concurrence accrue dans le commerce de détail. La Banque s’attend maintenant à ce que le profil d’évolution de l’inflation soit plus bas qu’anticipé précédemment pendant la majeure partie de la période de projection. Elle prévoit que l’inflation retournera à la cible de 2 % dans deux ans environ, les effets de la concurrence dans le commerce de détail se dissipant et les capacités excédentaires se résorbant.

La croissance de l’économie mondiale devrait se renforcer au cours des deux prochaines années, passant de 2,9 % en 2013 à 3,4 % en 2014 et à 3,7 % en 2015. Les États-Unis seront le chef de file dans cette accélération, aidés en cela par la diminution de l’effet modérateur exercé par l’assainissement budgétaire, la politique monétaire expansionniste et les bilans plus solides des ménages. L’amélioration des perspectives aux États-Unis se répercute sur les marchés mondiaux des obligations, des actions et des changes. Dans les autres régions, la croissance évolue largement comme projeté dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’octobre. La croissance du commerce à l’échelle du globe a chuté après 2011, mais elle est appelée à se redresser, portée par le raffermissement de la demande mondiale.

Au Canada, la croissance s’est renforcée au second semestre de 2013. Toutefois, on a observé peu de signes du rééquilibrage attendu vers les exportations et les investissements des entreprises. L’accroissement de la demande aux États-Unis, ainsi que la dépréciation récente du dollar canadien, devrait stimuler les exportations et, partant, la confiance et les investissements des entreprises. Parallèlement, les données récentes cadrent avec les attentes de la Banque d’un atterrissage en douceur du marché du logement et d’une stabilisation de l’endettement des ménages par rapport à leur revenu.

La croissance du PIB réel devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,5 % en 2014 et en 2015. Cela signifie que l’économie retournera graduellement à son plein potentiel au cours des deux prochaines années.

Bien que les moteurs déterminants de la croissance et de l’inflation future semblent se raffermir, la Banque s’attend à ce que l’inflation demeure nettement sous la cible pendant quelque temps, et par conséquent les risques à la baisse entourant l’inflation ont gagné en importance. Parallèlement, les risques associés aux déséquilibres prononcés dans le secteur des ménages n’ont pas changé sensiblement. Compte tenu de ces considérations, la Banque estime que la résultante des risques reste dans la zone décrite en octobre et a donc décidé de maintenir le taux cible du financement à un jour à 1 %. Le moment et l’orientation du prochain changement du taux directeur seront fonction de l’influence des nouvelles informations sur la résultante des risques.

Note d’information

La prochaine date d’établissement du taux cible du financement à un jour est le 5 mars 2014. La nouvelle projection pour l’économie et l’inflation ainsi qu’une analyse des risques connexes seront publiées dans le RPM que la Banque fera paraître le 16 avril 2014.