Évolution des dépenses et prudence des consommateurs

Dans un discours prononcé le lendemain de l’annonce de notre taux directeur, qui est resté inchangé, la sous-gouverneure Lynn Patterson a parlé des grands points que le Conseil de direction a pris en compte dans sa décision. Elle s’est intéressée plus particulièrement aux dépenses de consommation, expliquant que ces derniers mois les ménages ont réduit leurs achats plus que prévu.

Regardez la sous-gouverneure Lynn Patterson prendre la parole devant la Chambre de commerce de Hamilton.

Le taux directeur est resté inchangé

Nous avons décidé de laisser notre taux directeur à 1,75 %.

Les dépenses ont ralenti

Les dépenses de consommation ont été le principal moteur de l’économie ces dernières années, mais nous ne nous attendions pas à ce que le rythme des achats et des emprunts se maintienne. La croissance de la consommation – les sommes dépensées pour acheter des biens et des services – a ralenti par rapport à 2017. Même chose côté logement. Cela signifie que les ménages ont moins contribué à l’économie. Nous avons observé les changements suivants :

  • Les ventes et les prix ont diminué sur le marché du logement.
  • Les dépenses non essentielles (nouvelle voiture, vacances…) ont ralenti.
  • La croissance des prêts hypothécaires et à la consommation a baissé.

Les dépenses des ménages ont été plus faibles qu’on l’avait prévu au quatrième trimestre, et les catégories les plus sensibles aux taux d’intérêt continuent de se modérer. […] Pour mieux déterminer quels facteurs jouent un rôle, nous aurons besoin de davantage de données. »

Lynn Patterson, sous-gouverneure

La plupart des ménages arrivent à gérer leurs dettes

Des taux plus élevés augmentent les intérêts que vous payez sur votre dette, ce qui vous laisse moins d’argent disponible.

Cependant, les taux d’intérêt ne sont pas le seul facteur qui freine les dépenses des ménages :

  • Les prix plus bas du pétrole et des autres produits de base ont fait diminuer le revenu national.
  • Les gens se sentent moins riches à cause du refroidissement du marché du logement.
  • Le revenu disponible a augmenté plus lentement l’an passé.
  • Les différends entourant le commerce mondial ont causé de l’incertitude.

Les données semblent indiquer que la majorité des ménages arrivent à gérer leurs dettes. […] Cela ne veut pas dire que les ajustements que doivent faire certaines personnes pour arriver à effectuer leurs paiements ne sont pas pénibles. »

Lynn Patterson, sous-gouverneure

Regardez la sous-gouverneure Patterson répondre aux questions des médias après son discours.

Nous avons besoin de temps pour mieux comprendre la situation

Beaucoup de données économiques ont été décevantes, y compris celles concernant les exportations, les investissements et la consommation. Les chiffres seront probablement plus faibles que prévu durant la première moitié de cette année. Le marché du travail reste toutefois vigoureux et les salaires augmentent.

Le bilan étant contrasté, nous avons besoin de plus de temps et de données pour mieux comprendre la situation. Nous aborderons ce sujet plus en profondeur en avril, lors de notre prochaine annonce de taux d’intérêt. À ce moment-là, nous publierons aussi une nouvelle projection.

Même si nous savions que l’économie allait prendre un détour à la fin de l’année passée, celui-ci pourrait être, en fin de compte, plus long qu’on l’avait cru. […] Étant donné l’incertitude accrue quant au moment des futures hausses de taux, le Conseil de direction surveillera attentivement l’évolution des dépenses des ménages, des marchés pétroliers et des politiques commerciales mondiales. »

Lynn Patterson, sous-gouverneure