Secular Economic Changes and Bond Yields

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Quelles forces économiques expliquent la tendance à la baisse des rendements obligataires? Pour répondre à cette question, nous construisons un modèle à composantes de long et court terme qui :

  • établit un lien entre les rendements obligataires et les variations macroéconomiques;
  • expose les composantes cycliques et séculaires aux mêmes chocs;
  • utilise différentes sources de chocs économiques dont la pondération varie au fil du temps.

Nous recourons à ce modèle afin d’étudier les effets des chocs nominaux sur les rendements obligataires et l’économie. Nous définissons les chocs nominaux comme des chocs qui influent sur les fluctuations cycliques de la production, de l’inflation et des taux d’intérêt, sans toutefois modifier la croissance de la production réelle et les taux réels à long terme. Nous constatons qu’avant l’ancrage des attentes d’inflation, au milieu des années 1990, les chocs nominaux faisaient diminuer l’inflation et les rendements obligataires. Depuis, leurs effets sur les rendements obligataires sont beaucoup moins importants.

Nous avançons trois facteurs pour expliquer ce changement :

  • Dans notre échantillon, la sensibilité de l’inflation séculaire aux chocs nominaux finit par disparaître (c’est-à-dire que les attentes d’inflation deviennent ancrées).
  • Toujours dans notre échantillon, les effets marqués et persistants des chocs nominaux sur les fluctuations cycliques de la production, de l’inflation et du taux à court terme diminuent et durent moins longtemps vers la fin de la période d’observation.
  • L’ajustement de la prime de terme aux chocs nominaux devient beaucoup moins persistant au fil du temps.

Enfin, nous constatons que ces changements s’opèrent pour la plupart simultanément.