E - Macroéconomie et économie monétaire
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13 mai 2014L’incertitude qui entoure l’évolution future du taux directeur de la Banque du Canada est mesurée à l’aide de la volatilité implicite, qui s’obtient au moyen des prix des options sur taux d’intérêt, et de la volatilité réalisée, calculée à partir des prix intrajournaliers des contrats à terme sur taux d’intérêt. Ces deux indicateurs montrent que l’incertitude a diminué après l’adoption par la Banque des grandes mesures de politique visant à contrer la crise financière de 2007–2009. Les résultats indiquent aussi que l’incertitude baisse généralement après la publication du taux directeur de la Banque.
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13 mai 2014
Par-delà le taux de chômage : une évaluation en profondeur des marchés du travail canadien et américain depuis la Grande Récession
L’article dresse un portrait général de la situation du marché du travail au Canada et aux États-Unis depuis la Grande Récession. Y est aussi décrite une méthode simple permettant de synthétiser, dans un indicateur composite unique du marché du travail de chaque pays, l’essentiel de l’information analysée. Cet indicateur synthétique révèle que si le taux de chômage a évolué au Canada essentiellement en phase avec l’ensemble des conditions du marché du travail depuis la récession, son niveau pourrait traduire une légère surestimation de l’embellie récente de ce marché. Aux États-Unis, par contraste, le taux de chômage semble avoir largement exagéré l’amélioration des conditions sur le marché du travail. -
14 novembre 2013
Vulnérabilités du système financier : une approche fondée sur des indicateurs avancés
Les auteurs décrivent une méthode quantitative de détection des vulnérabilités du système financier, en l’occurrence un modèle d’indicateurs de déséquilibre, ainsi que son application au contexte canadien. Ce modèle sert à déceler les vulnérabilités du système financier en comparant les données économiques et financières contemporaines à celles des périodes précédant des épisodes de tensions financières. Il complète les autres sources de renseignements, comme la veille des marchés et le suivi assidu de l’évolution de l’économie, que les autorités emploient pour évaluer les vulnérabilités. -
15 août 2013
CSI : un modèle de suivi de la croissance à court terme du PIB réel du Canada
Le modèle CSI (pour Canada’s Short-Term Indicator) est un nouveau modèle qui permet d’actualiser quotidiennement, à partir du contenu informatif de 32 indicateurs, les prévisions du taux de croissance trimestriel du PIB réel. Il offre un outil de prévision à court terme capable d’exploiter d’importants volumes de données sans faire intervenir le jugement humain. Si l’exactitude des prévisions qu’il produit en début de trimestre laisse à désirer, il gagne beaucoup en précision à mesure qu’augmente la quantité d’informations. CSI est le dernier-né du large éventail de modèles et de sources d’information que la Banque utilise et soupèse pour établir ses prévisions à court terme. -
15 août 2013
L’exactitude des combinaisons de prévisions à court terme
Les auteurs évaluent si la combinaison de prévisions du PIB réel issues de différents modèles permet d’améliorer le pouvoir prédictif et examinent quelles méthodes de combinaison donnent les meilleurs résultats. Conformément aux travaux antérieurs, ils concluent que les prévisions combinées sont habituellement plus précises que celles tirées de divers modèles de référence pris individuellement. À l’encontre des données de plusieurs études, ils constatent néanmoins que l’attribution aux modèles de pondérations non uniformes, déterminées en fonction de la qualité des prévisions passées de ceux-ci, a en général pour effet d’accroître le pouvoir prédictif lorsque les prévisions diffèrent sensiblement d’un modèle à l’autre. -
15 août 2013
Le suivi des perspectives économiques à court terme des économies étrangères
La Banque du Canada emploie plusieurs modèles de prévision à court terme pour suivre l’évolution des grandes économies étrangères que sont les États-Unis, la zone euro, le Japon et la Chine. La conception des modèles prévisionnels relatifs à chacune de ces régions est influencée par le niveau de détail requis ainsi que par la rapidité de diffusion et la volatilité des données. Les prévisions générées par différents modèles sont habituellement combinées de manière à réduire l’incertitude liée à la modélisation, et le jugement des experts est mis à contribution pour y intégrer l’information qui n’apparaît pas directement dans les plus récents indicateurs. -
16 mai 2013
Les politiques monétaires non traditionnelles : évolution des pratiques, effets et coûts potentiels
En réponse à la récente crise financière, les grandes banques centrales ont mis en place plusieurs types de mesures de politique monétaire non traditionnelles : mécanismes de soutien à la liquidité, facilités de crédit, achats d’actifs et indications prospectives. Jusqu’ici, ces mesures semblent avoir porté leurs fruits. Elles ont contribué au rétablissement du fonctionnement des marchés, facilité la transmission de la politique monétaire et stimulé l’activité économique. Elles ne sont toutefois pas sans coûts potentiels, notamment si l’on considère les difficultés que peuvent poser le grossissement important de la taille du bilan des banques centrales et le retrait, à terme, de ces politiques, ainsi que les vulnérabilités susceptibles de découler d’une détente monétaire prolongée. -
21 février 2013
Le Cadre du G20 pour une croissance forte, durable et équilibrée : le point sur la coordination des politiques macroéconomiques depuis la crise
Depuis 2009, le Cadre du Groupe des Vingt (G20) pour une croissance forte, durable et équilibrée propose un mécanisme à l’appui de la coordination des politiques macroéconomiques à l’échelle internationale. Le Cadre a produit des résultats, dont la fixation d’objectifs en matière d’assainissement des finances publiques. Il reste que la croissance mondiale n’a été ni forte ni équilibrée depuis la crise. En outre, plusieurs pays avancés tardent à se doter de plans crédibles de redressement budgétaire, alors que les progrès vers une flexibilité accrue des taux de change dans certaines économies émergentes sont lents. Un renforcement du processus d’examen par les pairs et un approfondissement des analyses des effets de débordement internationaux permettraient d’accroître l’empreinte du Cadre sur les politiques mises en œuvre par les membres du G20. -
21 février 2013
La reprise de l’économie américaine au sortir de la Grande Récession : le rôle de la dette et du désendettement
La reprise américaine qui a succédé à la Grande Récession a été lente par rapport aux autres reprises survenues aux États-Unis durant l’après-guerre. Encouragés par le relâchement des critères d’octroi des prêts avant la crise, les ménages américains ont accumulé une dette d’un niveau insoutenable qui les a rendus vulnérables aux chocs négatifs. La chute considérable que les prix des actifs ont connue par la suite a obligé les ménages à assainir leurs bilans. Les ménages sont parvenus à réduire leur endettement, mais le secteur public doit maintenant s’attaquer au sien, ce qui pèsera sur la croissance économique au cours des prochaines années. -
15 novembre 2012
La politique monétaire et le canal de la prise de risque : éclairage apporté par le comportement de prêteur des banques
La crise financière de 2007-2009 et le maintien ultérieur des taux d’intérêt réels à des niveaux historiquement bas ont ressuscité le débat autour de la propension des agents économiques à accepter des risques plus importants lorsque les taux d’intérêt restent longtemps bas. Cet appétit accru pour le risque, qui pousse les agents à rechercher des placements et des stratégies d’investissement plus lucratifs, constitue ce qu’on appelle le canal de la prise de risque liée à la politique monétaire. De récents travaux semblent indiquer que les politiques de prêt suivies par les banques dans un contexte de faibles taux d’intérêt ne sont pas incompatibles avec l’existence d’un tel canal en Europe, en Amérique du Sud, aux États-Unis et au Canada. Plus précisément, ces travaux donnent à voir que les conditions des prêts accordés aux emprunteurs à risque sont moins contraignantes lorsque les taux d’intérêt sont bas. Le canal de la prise de risque amplifie peut-être la transmission des effets de la politique monétaire par les canaux traditionnels, aboutissant à une offre excessive de crédit.