E - Macroéconomie et économie monétaire
-
15 août 2013Le modèle CSI (pour Canada’s Short-Term Indicator) est un nouveau modèle qui permet d’actualiser quotidiennement, à partir du contenu informatif de 32 indicateurs, les prévisions du taux de croissance trimestriel du PIB réel. Il offre un outil de prévision à court terme capable d’exploiter d’importants volumes de données sans faire intervenir le jugement humain. Si l’exactitude des prévisions qu’il produit en début de trimestre laisse à désirer, il gagne beaucoup en précision à mesure qu’augmente la quantité d’informations. CSI est le dernier-né du large éventail de modèles et de sources d’information que la Banque utilise et soupèse pour établir ses prévisions à court terme.
-
15 août 2013
L’exactitude des combinaisons de prévisions à court terme
Les auteurs évaluent si la combinaison de prévisions du PIB réel issues de différents modèles permet d’améliorer le pouvoir prédictif et examinent quelles méthodes de combinaison donnent les meilleurs résultats. Conformément aux travaux antérieurs, ils concluent que les prévisions combinées sont habituellement plus précises que celles tirées de divers modèles de référence pris individuellement. À l’encontre des données de plusieurs études, ils constatent néanmoins que l’attribution aux modèles de pondérations non uniformes, déterminées en fonction de la qualité des prévisions passées de ceux-ci, a en général pour effet d’accroître le pouvoir prédictif lorsque les prévisions diffèrent sensiblement d’un modèle à l’autre. -
15 août 2013
Le suivi des perspectives économiques à court terme des économies étrangères
La Banque du Canada emploie plusieurs modèles de prévision à court terme pour suivre l’évolution des grandes économies étrangères que sont les États-Unis, la zone euro, le Japon et la Chine. La conception des modèles prévisionnels relatifs à chacune de ces régions est influencée par le niveau de détail requis ainsi que par la rapidité de diffusion et la volatilité des données. Les prévisions générées par différents modèles sont habituellement combinées de manière à réduire l’incertitude liée à la modélisation, et le jugement des experts est mis à contribution pour y intégrer l’information qui n’apparaît pas directement dans les plus récents indicateurs. -
16 mai 2013
Les politiques monétaires non traditionnelles : évolution des pratiques, effets et coûts potentiels
En réponse à la récente crise financière, les grandes banques centrales ont mis en place plusieurs types de mesures de politique monétaire non traditionnelles : mécanismes de soutien à la liquidité, facilités de crédit, achats d’actifs et indications prospectives. Jusqu’ici, ces mesures semblent avoir porté leurs fruits. Elles ont contribué au rétablissement du fonctionnement des marchés, facilité la transmission de la politique monétaire et stimulé l’activité économique. Elles ne sont toutefois pas sans coûts potentiels, notamment si l’on considère les difficultés que peuvent poser le grossissement important de la taille du bilan des banques centrales et le retrait, à terme, de ces politiques, ainsi que les vulnérabilités susceptibles de découler d’une détente monétaire prolongée. -
21 février 2013
Le Cadre du G20 pour une croissance forte, durable et équilibrée : le point sur la coordination des politiques macroéconomiques depuis la crise
Depuis 2009, le Cadre du Groupe des Vingt (G20) pour une croissance forte, durable et équilibrée propose un mécanisme à l’appui de la coordination des politiques macroéconomiques à l’échelle internationale. Le Cadre a produit des résultats, dont la fixation d’objectifs en matière d’assainissement des finances publiques. Il reste que la croissance mondiale n’a été ni forte ni équilibrée depuis la crise. En outre, plusieurs pays avancés tardent à se doter de plans crédibles de redressement budgétaire, alors que les progrès vers une flexibilité accrue des taux de change dans certaines économies émergentes sont lents. Un renforcement du processus d’examen par les pairs et un approfondissement des analyses des effets de débordement internationaux permettraient d’accroître l’empreinte du Cadre sur les politiques mises en œuvre par les membres du G20. -
21 février 2013
La reprise de l’économie américaine au sortir de la Grande Récession : le rôle de la dette et du désendettement
La reprise américaine qui a succédé à la Grande Récession a été lente par rapport aux autres reprises survenues aux États-Unis durant l’après-guerre. Encouragés par le relâchement des critères d’octroi des prêts avant la crise, les ménages américains ont accumulé une dette d’un niveau insoutenable qui les a rendus vulnérables aux chocs négatifs. La chute considérable que les prix des actifs ont connue par la suite a obligé les ménages à assainir leurs bilans. Les ménages sont parvenus à réduire leur endettement, mais le secteur public doit maintenant s’attaquer au sien, ce qui pèsera sur la croissance économique au cours des prochaines années. -
15 novembre 2012
La politique monétaire et le canal de la prise de risque : éclairage apporté par le comportement de prêteur des banques
La crise financière de 2007-2009 et le maintien ultérieur des taux d’intérêt réels à des niveaux historiquement bas ont ressuscité le débat autour de la propension des agents économiques à accepter des risques plus importants lorsque les taux d’intérêt restent longtemps bas. Cet appétit accru pour le risque, qui pousse les agents à rechercher des placements et des stratégies d’investissement plus lucratifs, constitue ce qu’on appelle le canal de la prise de risque liée à la politique monétaire. De récents travaux semblent indiquer que les politiques de prêt suivies par les banques dans un contexte de faibles taux d’intérêt ne sont pas incompatibles avec l’existence d’un tel canal en Europe, en Amérique du Sud, aux États-Unis et au Canada. Plus précisément, ces travaux donnent à voir que les conditions des prêts accordés aux emprunteurs à risque sont moins contraignantes lorsque les taux d’intérêt sont bas. Le canal de la prise de risque amplifie peut-être la transmission des effets de la politique monétaire par les canaux traditionnels, aboutissant à une offre excessive de crédit.
-
15 novembre 2012
Le monde changeant du paiement de détail au Canada et ses répercussions sur la demande de numéraire
Depuis vingt ans, les instruments de paiement sur support papier – billets de banque et chèques – cèdent de plus en plus la place aux moyens électroniques, tels que les cartes de débit et de crédit. Selon des travaux effectués récemment à la Banque du Canada sur les préférences des consommateurs en matière d’instruments de paiement, le numéraire demeure fréquemment utilisé pour les petits achats parce que ce mode de règlement est rapide et commode et qu’il est largement accepté par les commerçants; les cartes de débit et de crédit sont plus souvent choisies pour les transactions de montant plus élevé où les caractéristiques de sécurité et la possibilité de garder un historique des dépenses sont perçues comme des avantages. Les innovations en voie d’introduction au Canada dans le domaine du paiement de détail pourraient entraîner un autre recul de l’utilisation des espèces à long terme, mais on mesure mal les effets que pourraient avoir sur celle-ci certains des changements d’ordre structurel et réglementaire en cours.
-
16 août 2012
Les biais de mesure inhérents à l’indice des prix à la consommation canadien : une mise à jour
L’indice des prix à la consommation (IPC) est la mesure la plus couramment utilisée pour suivre l’évolution du niveau général des prix. Comme il diffère d’un véritable indice du coût de la vie, il est susceptible de comporter quatre types de biais, attribuables à la substitution de produits, à la substitution de points de vente au détail, à l’arrivée sur le marché de nouveaux biens et aux modifications de la qualité des produits. L’auteur met à jour les estimations de la Banque du Canada quant au biais inhérent à l’IPC canadien en examinant ces quatre sources possibles de biais. Pour la période allant de 2005 à 2011, il estime à environ un demi-point de pourcentage le biais de mesure total annuel, ce qui cadre avec les conclusions des recherches antérieures. Légèrement plus de la moitié de ce biais tient au fait que la composition du panier de biens et services servant au calcul de l’IPC est fixe. -
16 août 2012
Primes de risque mondiales et transmission de la politique monétaire
La relation entre les taux directeurs à court terme et les taux d’intérêt à long terme constitue un important canal de transmission de la politique monétaire. À l’aide d’un nouveau modèle de la structure par terme, les auteurs montrent qu’au fil du temps, les taux longs varient en fonction de deux éléments : d’une part, les anticipations des investisseurs quant au niveau futur des taux directeurs; de l’autre, une prime de risque liée à la structure par terme qui rémunère l’investisseur pour la détention d’un actif risqué. Cette prime de risque évolue de façon contracyclique et est largement déterminée par la conjoncture macroéconomique mondiale. Ainsi, les taux à long terme sont poussés à la hausse durant les récessions et à la baisse en période d’expansion. Ce phénomène important doit être pris en compte par les banques centrales lorsqu’elles utilisent les taux à court terme pour mettre en œuvre la politique monétaire.