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30 juillet 2025

Rapport sur la politique monétaire – Juillet 2025

Les droits de douane sont nettement plus élevés qu’ils ne l’étaient au début de 2025 et l’évolution de la politique commerciale américaine est extrêmement difficile à prédire. Au Canada, l’activité économique a ralenti, mais montre des signes de résilience. Même si l’inflation est près de 2 %, l’inflation sous-jacente a augmenté.

Mikael Khan

Mikael Khan est directeur de l’Équipe de l’analyse de la main-d’œuvre et de l’inflation au département des Analyses de l’économie canadienne, où il gère l’équipe de la Banque chargée d’effectuer des analyses à court terme et de prévoir l’évolution de l’inflation et du marché du travail.
7 mai 1995

Le phénomène de la désinflation dans le monde industrialisé au cours des années 90

Le Canada n'est pas le seul pays ayant réalisé des progrès substantiels dans la voie de la stabilité des prix. Le taux moyen d'inflation dans les pays industrialisés a fortement diminué durant la première moitié des années 90, qui représentait la troisième période de désinflation généralisée observée au cours des vingt dernières années. À la fin de 1994, les taux d'inflation de nombreux pays avaient reculé à des niveaux qu'on n'avait pas vus depuis le début des années 60 et oscillaient généralement entre 1 et 3 %. En dépit du recul de l'inflation aux mêmes bas niveaux, on a constaté des différences intéressantes d'un pays à l'autre. Par exemple, le taux d'inflation a baissé beaucoup plus rapidement en moyenne dans les pays non européens. Dans un grand nombre de pays, le rythme de désinflation s'est nettement ralenti après 1992, en dépit de l'atonie persistante de la demande. Les pays où la monnaie nationale a fortement baissé au cours de la première moitié des années 90 n'ont pas connu un taux d'inflation moyen plus élevé qu'ailleurs. L'auteur de l'article signale différents facteurs qui agissent sur l'inflation dans les pays industrialisés. Parmi ceux-ci, on trouve des facteurs spéciaux comme les modifications apportées aux impôts indirects, ainsi que des déterminants plus fondamentaux de l'inflation comme le niveau des capacités inutilisées dans l'économie. L'importance de ces facteurs et, peut-être, la façon dont l'inflation y a réagi ont varié d'un pays à l'autre. Un dénominateur commun est, toutefois, la résolution de plus en plus ferme des autorités monétaires des différents pays industrialisés de réaliser et de maintenir la stabilité des prix.
11 décembre 2007

La borne limitant à zéro les taux d'intérêt nominaux et son incidence sur la conduite de la politique monétaire

La borne limitant à zéro les taux d'intérêt nominaux est un élément capital dont doivent tenir compte les pays qui envisagent de prendre pour cible un taux d'inflation bien inférieur à 2 %. Viser des taux d'inflation trop bas, relèvent les deux auteurs, peut restreindre la capacité des autorités monétaires à réagir aux chocs économiques, en limitant les réductions de taux d'intérêt auxquelles elles peuvent procéder.

Monetary Policy and the Persistent Aggregate Effects of Wealth Redistribution

Document de travail du personnel 2021-38 Martin Kuncl, Alexander Ueberfeldt
En présence d’une dette nominale et d’une offre de travail hétérogène, la politique monétaire crée un arbitrage : une mesure de relance économique à court terme mène à une production durablement réduite à moyen terme. Le ciblage du niveau des prix atténue cet arbitrage et réussit mieux à stabiliser l’inflation et la production que le ciblage de l’inflation.

Downward Nominal Wage Rigidity in Canada: Evidence Against a “Greasing Effect”

Document de travail du personnel 2017-31 Joel Wagner
La rigidité à la baisse des salaires nominaux (RBSN) a souvent été invoquée pour justifier le ciblage d’un taux d’inflation positif. Il est communément admis qu’une inflation positive peut, en exerçant une pression à la baisse sur les salaires réels, « huiler les rouages » du marché du travail et faciliter les ajustements de ce marché durant les récessions.

A Primer on Neo-Fisherian Economics

Note analytique du personnel 2016-14 Robert Amano, Thomas J. Carter, Rhys R. Mendes
Dans les modèles traditionnels, les banques centrales qui entendent faire augmenter l’inflation doivent abaisser les taux d’intérêt nominaux, ce qui stimule la demande globale. Or, plusieurs économistes ont récemment remis en question cette conception généralement admise, en mettant en avant le point de vue dit « néo-fishérien » selon lequel une hausse des taux nominaux pourrait en fait provoquer une élévation du taux d’inflation.
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