Renseignements généraux sur les taux de change

Renseignez-vous sur le processus de publication et la méthode de calcul des taux de change qui sont affichés dans le site Web de la Banque du Canada.

Processus de publication

Chaque jour où son siège, à Ottawa, est ouvert, la Banque du Canada publie, au plus tard à 16 h 30 (heure de l’Est), un ensemble de taux de change moyens quotidiens qui tient compte des monnaies des grands partenaires commerciaux du Canada et des devises les plus activement négociées mondialement.

Liste de devises (en ordre alphabétique de pays)

  • Rand (Afrique du Sud)
  • Riyal (Arabie saoudite)
  • Dollar (Australie)
  • Real (Brésil)
  • Renminbi (Chine)
  • Won (Corée du Sud)
  • Dollar (États-Unis)
  • Euro (Europe)
  • Dollar (Hong Kong)
  • Roupie (Inde)
  • Rupiah (Indonésie)
  • Yen (Japon)
  • Peso (Mexique)
  • Couronne (Norvège)
  • Dollar (Nouvelle-Zélande)
  • Nouveau sol (Pérou)
  • Livre sterling (Royaume-Uni)
  • Rouble (Russie)
  • Dollar (Singapour)
  • Couronne (Suède)
  • Franc (Suisse)
  • Dollar (Taïwan)
  • Livre (Turquie)

Les taux de change publiés correspondent au nombre de dollars canadiens requis pour acheter une unité d’une devise.

La Banque établit la liste des devises pour lesquelles elle publie des taux de change en fonction des monnaies des 20 grands partenaires commerciaux du Canada (selon les données de Statistique Canada sur le commerce international canadien de marchandises) et des 20 principales devises au chapitre du volume des transactions (selon l’enquête triennale sur les opérations de change menée par la Banque des Règlements Internationaux – en anglais seulement). Elle revoit la liste tous les trois ans et l’ajuste au besoin.

Taux publiés

La Banque ne publie pas les taux de change à midi et à la clôture ni les niveaux les plus hauts et les plus bas des taux. Par contre, elle publie les taux suivants :

Si une devise change de nom, l’intitulé du taux de change est modifié en conséquence à la date où intervient le changement de nom. Si une devise cesse d’exister, les champs de données demeurent vierges pour cette devise à compter de sa date de disparition.

La Banque fournit aussi les données historiques.

Exceptions

Dans des conditions extraordinaires de marché ou en cas de problèmes techniques, la publication des taux de change pourrait être retardée.

  • Si l’un ou plusieurs des taux ne pouvaient être publiés au plus tard à 17 h (heure de l’Est), un espace vierge s’afficherait dans les champs se rapportant aux taux manquants pour la journée en question.
  • Si les taux manquants venaient à être connus, ils pourraient être publiés avant ou à l’heure normale de publication des taux, soit 16 h 30, le prochain jour ouvrable.

Avis d’exonération de responsabilité

La Banque ne garantit ni l’exactitude ni l’intégrité de ces taux de change. Ce ne sont que des taux indicatifs établis à partir des résultats agrégés d’estimations de cours provenant d’institutions financières. Ils ne reflètent pas nécessairement les taux auxquels des transactions ont réellement été réalisées ou pourraient être réalisées sur le marché, et pourraient différer des taux diffusés par les institutions financières et d’autres sources.

Comme les données pourraient être publiées en retard ou ne pas être publiées, les utilisateurs ne devraient pas se fier uniquement aux taux de change publiés par la Banque du Canada. Les taux de changes sont accessibles à partir de nombreuses autres sources, notamment de multiples plateformes de négociation, des sources en ligne et d’autres fournisseurs de données.

Méthode de calcul

La moyenne des cours acheteur et vendeur indicatifs pour chaque paire de monnaies est recueillie toutes les minutes entre 8 h et 16 h (heure de l’Est). Ainsi, sur cette période de 8 heures, un total de 480 observations est recueilli pour chaque devise.

Une moyenne tronquée est ensuite calculée pour chaque paire de monnaies.

  • Les 480 observations sont triées par ordre croissant, du taux de change le plus bas au plus élevé.
  • On retire les valeurs les plus élevées, soit 2,5 % des observations (12 observations), de même que les valeurs les plus basses, également 2,5 % des observations.
  • Le taux de change moyen pour chaque paire de monnaies est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple (c.-à-d. à pondération égale) des valeurs restantes.

Comme les valeurs des taux de change sont indicatives et non liées aux opérations, des points de données devraient être accessibles toutes les minutes et pour chaque devise durant la période de huit heures. Cependant, si aucune valeur n’est fournie pour une devise pendant une minute, l’observation recueillie durant la minute précédente est reprise.

En cas de panne technique chez notre fournisseur de données, le nombre d’observations utilisé pour calculer la moyenne tronquée pourrait varier.

La veille de Noël et la veille du jour de l’An (ou le jour ouvrable précédent si l’une ou l’autre de ces journées tombe une fin de semaine), le calcul du taux de change moyen quotidien pour chaque paire de monnaies est basé sur la moyenne des cours acheteur et vendeur recueillie entre 8 h et 12 h (heure de l’Est). Le taux de change moyen est calculé après retrait des valeurs les plus élevées et les plus basses des 240 points de données recueillis, soit 2,5 % des valeurs les plus élevées et 2,5 % des plus basses.

La Banque du Canada peut, de façon occasionnelle, réviser la méthode de calcul des taux de change qu’elle publie. Ces révisions seront annoncées au préalable dans le site Web de l’institution et décrites dans le présent document.

Source des données

Les données utilisées pour calculer chacun de ces taux de change sont les cours indicatifs des taux de change pour chaque paire de monnaies (dollar canadien vis-à-vis d’une devise) fournis par Refinitiv (anciennement Thomson Reuters).

Ces valeurs sont des taux indicatifs et ne sont pas nécessairement des taux de change liés aux opérations réelles sur devises.

Format de données

La précision de chaque valeur de taux de change – le nombre de chiffres avant et après le signe décimal – varie selon les devises.

  • Dans la plupart des cas, le taux de change est affiché avec quatre décimales, mais il pourrait atteindre jusqu’à six décimales si l’échelle de la valeur fournie pour la paire de monnaies le justifie.
  • La précision de l’affichage pourrait varier à l’avenir si le niveau des taux de change vis-à-vis du dollar canadien venait à changer de manière notable.

Données historiques

La Banque conserve toutes les données historiques sur les taux de change, mais elle ne les retraite pas et ne les recalcule pas.

Anciens taux de change à midi et à la clôture

Ces taux ont été mis à jour la dernière fois le 28 avril 2017 à l’aide de l’ancienne méthode de calcul de la Banque et ne le seront plus à l’avenir.

  • Jusqu’au 1ermars 2017, les taux publiés étaient calculés à l’aide d’une autre méthode de calcul (p. ex., les anciens taux à midi et à la clôture).
  • Du 1ermars au 28 avril 2017, la Banque a publié à la fois les taux de change établis selon l’ancienne méthode de calcul et ceux établis selon la nouvelle.
  • Depuis le 1ermai 2017, la Banque publie uniquement les taux de change moyens quotidiens établis selon la méthode de calcul présentée ici.
  • Les taux quotidiens établis selon la méthode de calcul actuelle ne sont pas publiés du 1erjanvier au 28 février 2017. Les moyennes mensuelles pour janvier et février 2017 établies selon la méthode de calcul actuelle sont cependant disponibles, et les données annuelles pour 2017 sont fondées uniquement sur la méthode actuelle.

Données historiques sur l’indice de taux de change effectif du dollar canadien (indice TCEC)

Ces taux ont été mis à jour la dernière fois en janvier 2018 et ne le seront plus à l’avenir. En janvier 2018, un nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien (indice TEC) a remplacé l’ancien indice TCEC.

Annexe : Changements concernant les taux de change publiés

Janvier 2020

En janvier 2020, la Banque a arrêté de publier les taux de change pour les devises suivantes :

  • Ringgit (Malaisie)
  • Baht (Thaïlande)
  • Dong (Vietnam)

Mai 2017

En mai 2017, la Banque a apporté des changements à la publication des taux de change.

Elle a changé sa méthode de calcul pour que le résultat corresponde à la moyenne des taux de change enregistrés durant un jour ouvrable donné au Canada plutôt qu’à un moment précis de la journée. C’est pourquoi la Banque a cessé de publier de nouvelles données sur les taux de change obtenus à l’aide d’anciennes méthodes de calcul, notamment les taux de change à midi et à la clôture et les niveaux les plus hauts et les plus bas des taux.

Elle a aussi limité le nombre de devises dont elle publie les taux à celles qui :

  • représentent la majorité des opérations de change visant le dollar canadien;
  • sont faciles à négocier;
  • sont fréquemment consultées.

Ces changements sont en adéquation avec ceux apportés par d’autres grandes banques centrales. Ils renforcent l’idée que la Banque du Canada fournit des taux de change en tant que biens publics – à des fins de statistique, d’analyse et d’information exclusivement – et non en tant que taux de référence pouvant servir à des fins transactionnelles.

Ils se sont inscrits dans le cadre des vastes efforts déployés par les autorités officielles à l’échelle internationale visant à revoir l’établissement des taux de change de référence. Ils tiennent compte notamment des recommandations du Conseil de stabilité financière sur les taux de référence ainsi que des principes de l’Organisation internationale des commissions de valeurs régissant les indices de référence.

Enquête sur les taux de change

En prévision de ces changements, la Banque a mené en 2014 une vaste enquête auprès du public afin de mieux comprendre l’incidence de ceux-ci. Elle a retardé d’un an leur mise en œuvre et les a communiqués longtemps à l’avance pour donner aux utilisateurs suffisamment de temps pour s’ajuster, y compris trouver d’autres sources de taux de change. La Banque a aussi consulté plusieurs organismes du gouvernement fédéral à propos de ces changements et a avisé les autorités provinciales et les associations sectorielles concernées.