Ces dernières années ont été marquées par la percée des systèmes de monnaie électronique comme Bitcoin, PayPal et divers types de cartes prépayées. Nous adoptons une démarche axée sur la conception de mécanismes pour repérer certains des éléments essentiels de différents systèmes de paiement qui permettent sous certaines contraintes d’opérer une répartition optimale des ressources et de l’améliorer. D’après nos conclusions, les technologies des systèmes de monnaie électronique qui prévoient des participations limitées, des possibilités de transfert restreintes et des transferts à somme non nulle peuvent, comparativement à l’argent comptant, contribuer à réduire les frictions fondamentales et à accroître le bien-être social, dans la mesure où elles respectent certaines conditions exprimées sous forme de paramètres tels la fréquence des transactions et les pouvoirs de négociation. Un système optimisé de monnaie électronique est assorti de modalités réalistes, parmi lesquelles la tarification non linéaire, l’interfinancement et les frais d’interchange positifs, même si les technologies impliquées n’occasionnent pas de coûts. L’instauration d’une réglementation, comme l’imposition d’un plafond pour les frais d’interchange (sur le modèle de la loi Dodd-Frank), peut altérer le mécanisme optimal et réduire le bien-être.