La présente étude traite des effets sur le bien-être de la volatilité qui varie dans le temps. L’auteur construit un modèle à croissance endogène résoluble qui intègre des préférences récursives, une volatilité stochastique et des coûts d’ajustement du capital. Ce modèle montre qu’une hausse de la volatilité peut ralentir la croissance en l’absence de chocs de niveau. Contrairement au risque de niveau, qui conduit toujours à une perte de bien-être pour les ménages réfractaires au risque, le risque de volatilité peut faire augmenter ou diminuer le bien-être, selon les paramètres du modèle. Lorsque le modèle est calibré en fonction des données se rapportant aux États-Unis et nourri de paramètres plausibles, les résultats indiquent que la perte de bien-être liée au risque de volatilité est somme toute négligeable.