Le niveau élevé d’endettement des ménages et les déséquilibres sur le marché du logement demeurent les principales vulnérabilités mises en lumière par la Banque du Canada dans la livraison de la Revue du système financier (RSF) publiée aujourd’hui. Bien que ces vulnérabilités restent importantes, l’amélioration de la conjoncture économique et les modifications apportées récemment aux politiques en matière de logement devraient contribuer à leur atténuation au fil du temps.

« Notre système financier demeure résilient et se trouve renforcé par le raffermissement de la croissance et de la création d’emplois, mais nous devons continuer de surveiller de près les vulnérabilités financières », a affirmé le gouverneur de la Banque, Stephen S. Poloz.

Si le niveau de la dette des ménages par rapport au revenu ne cesse d’augmenter, l’activité hypothécaire s’est toutefois grandement modifiée au cours de la dernière année, et l’on a pu observer notamment une hausse de la qualité des nouveaux prêts à rapport prêt-valeur (RPV) élevé (soit les prêts assortis d’une mise de fonds de moins de 20 %).

Parallèlement, certains indicateurs font état d’un accroissement des risques associés aux nouveaux prêts hypothécaires à faible RPV, par exemple la proportion accrue de ce type de prêts accordés à des ménages lourdement endettés. Les modifications apportées récemment aux règles applicables aux prêts hypothécaires à faible RPV, qui prendront effet en janvier 2018, devraient atténuer certains de ces risques avec le temps.

La Banque du Canada suit toujours de près les déséquilibres sur le marché de l’habitation, et est à l’affût en particulier de signes d’anticipations extrapolatives. Dans le Grand Toronto comme dans le Grand Vancouver, les facteurs économiques fondamentaux, conjugués à l’offre restreinte, continuent de soutenir la croissance des prix des logements. Cependant, les mesures en matière de logement ainsi que la hausse des taux hypothécaires devraient peser sur l’activité dans ce secteur.

Les cybermenaces et les interconnexions au sein du système financier constituent la troisième vulnérabilité mentionnée dans la Revue. Dans le cadre de ses activités de surveillance des infrastructures de marchés financiers essentielles, la Banque impose des normes rigoureuses de résilience aux risques. C’est ainsi qu’elle collabore avec des partenaires des secteurs financier et public pour renforcer la résilience des systèmes de paiement de base et pour que les principaux participants au système financier soient à même de reprendre rapidement leurs activités après une cyberattaque.

Les scénarios de risque présentés dans la Revue de novembre sont les mêmes qu’en juin.

Cette livraison renferme également deux rapports rédigés par les spécialistes de la Banque :

  • Donner des assises solides à un système bancaire plus résilient : la mise en place de Bâle III
  • Analyse des vulnérabilités des ménages à l’aide de données fines sur les prêts hypothécaires