Le sous-gouverneur Paul Beaudry discute des avantages d’une inflation proche de la cible de 2 % fixée par la Banque et des dangers qu’il y a à s’en écarter pendant trop longtemps.
Le bilan de la Banque du Canada est à l’image du rôle unique qu’elle joue en tant que banque centrale du pays. Il diffère des bilans des autres institutions financières, car les actifs et les passifs qui y figurent ont pour objet de soutenir les grandes fonctions de la Banque plutôt que de générer un profit.
Cette étude s’intéresse à la façon dont les courtiers hypothécaires aident les emprunteurs à obtenir des offres de prêt hypothécaire et à y être admissibles. Nous constatons qu’en moyenne les emprunteurs qui font appel à un courtier obtiennent un taux d’intérêt moins élevé. Cependant, dans environ 15 % des cas, les emprunteurs sont orientés vers des prêts assortis de périodes d’amortissement plus longues par rapport au choix qu’ils auraient fait par eux-mêmes. Puisqu’une période d’amortissement plus longue entraîne des coûts d’intérêt totaux plus élevés sur la durée du prêt, une telle recommandation s’avère coûteuse.
Nous étudions les effets de l’inflation sur la production et le bien-être en laboratoire. Conformément à la théorie monétaire nous constatons que l’inflation agit comme une taxe sur les échanges monétaires et cause une réduction de la production et du bien-être.
Nous examinons la relation entre le rendement des entreprises et les contraintes de crédit touchant l’entrée sur les marchés d’exportation. À partir de données administratives sur les entreprises canadiennes, nos conclusions montrent que les nouveaux exportateurs : a) accroissent leur productivité, b) augmentent leur ratio de levier et c) haussent leurs investissements. Nous estimons que 48 % des fabricants canadiens éprouvent des contraintes de crédit actives lorsqu’ils décident de s’engager dans les marchés d’exportation.
Nous passons en revue le corps d’études naissant mais en développement consacré aux monnaies numériques de banque centrale (MNBC) en nous intéressant aux effets potentiels de ces monnaies sur les banques privées. Nous évaluons leurs impacts dans trois domaines du secteur bancaire traditionnel : les paiements, le crédit et la transformation de la liquidité et des échéances. Nous agrandissons également notre focale et soulignons l’apport prometteur de deux approches pour les futures recherches sur les MNBC.
Le résumé qui suit rend compte des délibérations du Conseil de direction de la Banque du Canada ayant mené à la décision de politique monétaire annoncée le 25 janvier 2023.
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, explique comment les récentes augmentations du taux directeur se répercutent sur l’économie canadienne pour freiner la demande et faire baisser l’inflation.