Le marché canadien des pensions à un jour montre continuellement des signes que des pressions latentes en matière de liquidités de financement s’y exercent vers la fin du mois. Une hausse du taux des opérations de pension à un jour et une augmentation des liquidités octroyées par la Banque du Canada sont généralement observées durant cette période. Pour expliquer ce phénomène, nous proposons trois hypothèses non mutuellement exclusives. Premièrement, les pressions de fin de mois résulteraient de frictions de recherche. Les participants au marché des pensions attachent une importance particulière à la liquidité à la fin du mois et dans les jours suivants, ce qui s’expliquerait par l’effet conjugué de la préférence généralisée pour la liquidité, d’une incertitude accrue liée aux prévisions de trésorerie à ce moment-là et des frictions de recherche sur ce marché qui en découlent. Deuxièmement, ces pressions sur la liquidité de financement pourraient être imputables aux effets de contagion issus du marché américain des pensions à un jour. Troisièmement, elles pourraient être associées aux importants ajustements des soldes des opérations de pension des banques canadiennes à la fin de chaque mois. Les résultats de la présente étude, qui reposent à la fois sur des données de marché, de données recueillies par les banques centrales et des données sur les paiements, tendent à confirmer la première hypothèse comme explication des pressions latentes observées le premier du mois. À l’aide de données de marché et de données réglementaires non publiques, nous démontrons en outre que la deuxième et la troisième hypothèses sont beaucoup moins plausibles.