Les technologies, la tolérance au risque et la réglementation peuvent amener les courtiers à réduire les activités de négociation où ils se portent contrepartiste (utilisation de leur propre bilan pour la vente et l’achat de titres) au profit de celles menées en qualité de mandataire (appariement des ordres des clients). Une évolution en faveur des activités de négociation à titre de mandataire représenterait un changement dans la structure des marchés obligataires canadiens et, en théorie, pourrait aggraver certains aspects de la liquidité de marché. Pour évaluer la proportion de ce type de négociation au Canada, nous nous servons de données du Système d’établissement de relevés des opérations sur le marché et construisons ainsi la première estimation des activités de négociation à titre de mandataire dans les marchés obligataires canadiens. Nous constatons que ce genre de négociation est relativement peu courant dans les principaux segments du marché canadien des titres à revenu fixe et que les grandes banques négociant des valeurs mobilières sont moins susceptibles de négocier comme mandataire que leurs homologues de moindre taille.