Bonjour chers amis et collègues, et bienvenue au lancement des nouveaux billets de 5 et de 10 dollars en polymère.

Je suis ravi d’être ici, dans cette belle ville de Vancouver, pour représenter la Banque du Canada.

Comme le gouverneur, je suis fier de ces coupures. Elles entreront dans l’histoire, car elles constituent une première pour le Canada et pour le monde.

En lançant ces billets, le Canada est à l’avant-garde : ils sont plus sûrs, plus verts et moins chers.

Plus sûrs, parce que tous les billets sont dotés des mêmes caractéristiques de sécurité de pointe. Pensons par exemple aux images holographiques et aux éléments dont certains sont transparents, qui les rendent très difficiles à contrefaire. Si bien que tous, et plus particulièrement les caissiers, peuvent facilement les vérifier.

Nous sommes le premier pays - et à ce jour le seul - dont les billets comportent une image holographique à l’intérieur d’une bande transparente.

Ils sont moins chers, parce qu’ils durent plus longtemps que les billets en papier. Cela signifie que nous aurons un moins grand nombre de billets à imprimer et à transporter, et que cette série sera par conséquent plus économique.

Ils sont plus verts, parce que, au cours de la durée de vie de la série, il y aura moins de billets produits. Et lorsqu’ils seront usés, ils seront recyclés, peut-être dans de nouveaux produits comme ce pot de fleurs.

Ce sont quelques caractéristiques de nos nouveaux billets. Mais permettez-moi de renverser certains mythes qui ont circulé à leur sujet.

Celui que je préfère concerne leur odeur qui serait celle du sirop d’érable. Cette rumeur est fausse. Par conséquent, si vous recevez un nouveau billet de banque et qu’il ne sent pas le sirop d’érable, ne vous inquiétez pas. Tout va bien.

Et soyez assurés qu’ils ne fondront pas si vous les placez sur le tableau de bord de votre voiture. Vous pouvez me croire. Par contre, votre voiture pourrait bien être cambriolée, c’est pourquoi je ne le recommande pas.

À partir d’aujourd’hui, ces billets de banque plus sûrs, moins chers et plus verts seront mis en circulation partout au pays. Au fil du temps, ils seront dans toutes les mains.

Étant donné les superbes illustrations qui ornent la coupure de 10 dollars, il est tout à fait indiqué d’être ici à l’occasion de la Journée nationale du chemin de fer. C’est en effet l’anniversaire du jour où le dernier crampon de la voie ferrée a été enfoncé, à Craigellachie, en Colombie-Britannique. Ce geste, accompli il y a aujourd’hui 128 ans, a marqué l’achèvement de la construction du système ferroviaire sur lequel le Canada a été édifié.

Nous avons la chance d’avoir ce dernier crampon ici aujourd’hui.

Enfin, presque le dernier. Chaque crampon a son histoire et, en fait, il y a eu trois « derniers crampons ». Le premier, tordu lors de la pose, a été enlevé et a servi à fabriquer des bijoux. Le second a été retiré peu après avoir été enfoncé pour empêcher que des collectionneurs ne s’en emparent. Il a fini sous forme de couteau à découper.

Celui que nous avons aujourd’hui est véritablement le dernier : c’est le seul qui ait duré jusqu’à maintenant. Il devait être posé par le gouverneur général de l’époque, lord Lansdowne. Mais un problème imprévu mais bien connu des Canadiens depuis toujours - une tempête de neige - a empêché lord Lansdowne d’assister à la cérémonie. Il a donc fait monter le crampon et l’a envoyé à sir William Van Horne, le dirigeant du Canadien Pacifique responsable du projet.

Mais pour nous en dire plus sur le chemin de fer du Canada, je demanderais à Marc Laliberté, président et chef de la direction de VIA Rail, de monter sur l’estrade.