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Markups and Inflation in Oligopolistic Markets: Evidence from Wholesale Price Data

Document de travail du personnel 2024-20 Patrick Alexander, Lu Han, Oleksiy Kryvtsov, Ben Tomlin
Nous étudions comment l’interaction entre le pouvoir de marché et la rigidité des prix nominaux influe sur la dynamique de l’inflation. Nous constatons que dans un contexte où les marchés sont concentrés, plus les prix sont rigides, moins les chocs de coûts se répercutent sur les prix affichés par les entreprises. Ce résultat implique une pente plus basse de la courbe de Phillips des nouveaux keynésiens.

On the Tail Risk Premium in the Oil Market

Document de travail du personnel 2017-46 Reinhard Ellwanger
Cette étude montre que les variations de la peur d’événements extrêmes parmi les acteurs des marchés, inférées à partir des options sur le pétrole brut, contribuent à expliquer la volatilité des cours pétroliers et aident à prévoir les rendements des instruments du marché pétrolier. En nous fondant sur des données couvrant une période de 25 ans, nous trouvons que les primes élevées liées au risque extrême fluctuent sensiblement dans le temps et permettent de prévoir pour une large part les cours à terme et au comptant du pétrole brut.
17 novembre 2016

Les supercycles des prix des produits de base : que sont-ils et que nous réservent-ils?

Puisque les prix des produits de base ont, au Canada, une incidence sur les termes de l’échange, l’emploi, le revenu et, en définitive, l’inflation, il importe de comprendre ce qui les fait varier. Depuis le début des années 1900, il y a eu quatre supercycles des prix des produits de base, que nous définissons comme de longues périodes d’envolée et d’effondrement pouvant s’étendre sur des décennies. Le supercycle actuel, qui est dans sa phase descendante, s’est amorcé après un choc de demande inattendu attribuable à la croissance en Chine et dans d’autres économies de marché émergentes, au milieu des années 1990. L’ampleur du ralentissement dépend de nombreux facteurs actuellement entachés d’incertitude.
Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Code(s) JEL : C, C1, Q, Q1, Q4, Q41

Did the Renewable Fuel Standard Shift Market Expectations of the Price of Ethanol?

Document de travail du personnel 2017-35 Christiane Baumeister, Reinhard Ellwanger, Lutz Kilian
Il est communément admis que c’est par le jeu des anticipations du marché et des variations de la demande de stockage que s’opère l’ajustement du prix de l’éthanol de maïs (et donc du prix du maïs) aux modifications des politiques de soutien aux biocarburants, sans que l’on ait bien réussi jusqu’à présent à mesurer ces anticipations et à démontrer empiriquement le bien-fondé de cette explication.

Understanding Post-COVID Inflation Dynamics

Document de travail du personnel 2022-50 Martin Harding, Jesper Lindé, Mathias Trabandt
Nous proposons un modèle macroéconomique comportant une courbe de Phillips non linéaire qui s’aplatit lorsque les pressions inflationnistes sont modérées et se redresse lorsque ces dernières sont élevées. Notre modèle peut générer des augmentations plus marquées de l’inflation causées par des hausses imprévues des coûts et des chocs de demande qu’un modèle linéaire standard en période de forte inflation.
14 août 2000

Analyse des niveaux actuels des cours en bourse

L'ascension des bourses nord-américaines en 1999 et au début de 2000 a amené les observateurs à s'interroger sur les hypothèses susceptibles de justifier le maintien de niveaux aussi élevés des cours. Dans cet article, les techniques usuelles d'évaluation des cours sont appliquées aux marchés boursiers du Canada et des États-Unis. Dans la méthode des taux de rendement comparatifs, les taux d'intérêt réels (plutôt que nominaux) sont considérés comme de meilleurs points de comparaison pour étudier le rendement lié aux indices boursiers. De façon générale, les écarts entre les taux d'intérêt réels et les rendements boursiers se sont creusés au cours des deux dernières années. Le modèle d'évaluation fondé sur l'actualisation des dividendes à recevoir permet de rattacher la prime de risque sur les actions à la croissance anticipée des dividendes. Il donne à penser que, pour que les cours en bourse (mesurés à la fin de février 2000) se maintiennent à leurs niveaux élevés, il faudrait que les dividendes croissent rapidement ou que les primes de risque sur les actions demeurent anormalement faibles. L'auteur note la hausse fulgurante des cours dans le compartiment des valeurs technologiques pendant l'année 1999 (Graphique4). Il analyse ensuite les valorisations boursières une fois ce compartiment exclu du marché canadien. Lorsqu'il utilise pour cela la méthode des taux de rendement comparatifs, les écarts de rendement obtenus sont un peu moins élevés; quand il a recours au modèle d'évaluation fondé sur l'actualisation des dividendes, il n'est pas nécessaire de postuler une croissance future des dividendes aussi rapide ni une prime de risque aussi faible pour justifier le niveau des cours actuels. L'article met en lumière deux effets de la « nouvelle économie » sur les marchés boursiers. Le premier est le fléchissement du ratio dividendes/cours, du fait que les sociétés de haute technologie réinvestissent en général le gros de leurs bénéfices et versent peu de dividendes. Le second a trait à la possibilité d'un relèvement du taux d'accroissement de la productivité, qui accréditerait l'hypothèse d'une croissance des bénéfices supérieure à la progression observée dans le passé. Plusieurs hypothèses sont formulées pour expliquer la diminution des primes de risque sur les actions. Alors que la volatilité à court terme a incontestablement augmenté sur le marché boursier ces dernières années, il se peut que le bas taux d'inflation et la meilleure tenue de l'économie, combinés à l'évolution démographique et aux préférences des investisseurs, aient contribué à faire baisser la prime de risque exigée par ces derniers. Un scénario fondé sur une progression rapide des dividendes à moyen terme puis un retour à plus long terme aux taux de croissance observés antérieurement permet d'expliquer dans une certaine mesure les cours élevés observés actuellement, mais il présuppose des hypothèses qui rompent avec l'évolution passée.

Inflation vs Inclusion: Stabilization Policy in the Wake of the Pandemic

Document de travail du personnel 2026-13 Felipe Alves, Giovanni L. Violante
Quand l’économie sort d’une crise, la politique macroéconomique se heurte à un dilemme : des mesures de relance prolongées peuvent favoriser une reprise plus inclusive du marché du travail, mais risquent de déclencher une inflation qui, à terme, nuit au bien-être des travailleurs en érodant leur revenu réel. Cette tension s’amplifie en présence de la borne du zéro des taux d’intérêt et de contraintes de capacité globale. Nous intégrons cette observation dans un modèle quantitatif de l’économie américaine.
11 mai 2017

La politique monétaire non traditionnelle du point de vue d’une petite économie ouverte

Quelle est l’incidence des mesures de politique monétaire non traditionnelles, telles que l’assouplissement quantitatif et les taux d’intérêt négatifs, sur les conditions financières intérieures et l’ensemble de l’économie dans une petite économie ouverte comme le Canada? Ces politiques opèrent efficacement pour réduire le taux de change d’une petite économie ouverte, tandis que les effets de taux d’intérêt plus bas se transmettent aussi à l’économie, bien que seulement partiellement. Lorsque la politique monétaire traditionnelle est poussée près de sa limite, la politique budgétaire peut agir en complémentarité de la politique monétaire de manière plus déterminante dans une petite économie, surtout si la demande mondiale d’actifs sûrs comprime les taux d’intérêt à long terme.
Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Code(s) JEL : E, E5, E52, E58, E6, E61, E65

Trade and Market Power in Product and Labor Markets

Document de travail du personnel 2021-17 Gaelan MacKenzie
La libéralisation des échanges commerciaux entraîne une augmentation des achats d’intrants et des ventes des entreprises plus productives par rapport à leurs concurrentes moins productives du même pays. Cette réaffectation influe sur le pouvoir de marché des entreprises quant aux produits et aux intrants. Je quantifie l’effet que le pouvoir des employeurs sur le marché du travail exerce sur la répartition et la taille des gains découlant des échanges.
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