Publication

  • 24 novembre 2004

    Prix des actifs et politique monétaire : une perspective canadienne

    L'article traite de la mesure dans laquelle la politique monétaire canadienne doit réagir aux bulles d'actifs. La principale conclusion des auteurs est que le maintien de la hausse des prix à la consommation à des niveaux bas et stables constitue la meilleure contribution que les autorités monétaires puissent apporter à la promotion de la stabilité économique et financière, même en présence de bulles. Dans des circonstances extrêmes — soit lorsqu'une bulle a été clairement décelée et que son éclatement est de nature à occasionner des coûts appréciables pour l'économie —, les autorités monétaires pourraient être mieux en mesure d'atteindre cet objectif en intervenant à contre-courant du marché, même au prix d'écarts temporaires du taux d'inflation par rapport à la cible. Une telle stratégie pourrait atténuer le risque qu'une chute brutale des prix des actifs entraîne une récession et fasse glisser l'inflation, à plus long terme, bien en deçà du taux visé. Les cas où cette stratégie est applicable sont rares, car les économistes sont loin de pouvoir établir de manière systématique et fiable dans quelles conditions le fait d'agir à contre-courant du marché risque davantage de nuire à l'économie que de l'aider. La politique monétaire canadienne devrait se préoccuper davantage des bulles immobilières que des bulles boursières, car les prix de l'immobilier sont plus susceptibles d'être poussés à la hausse par un assouplissement excessif des conditions du crédit intérieur que ceux des actions, qui sont en grande partie déterminés sur les marchés mondiaux.
  • 24 novembre 2004

    Revue de la Banque du Canada - Automne 2004

    Revue BdC - Automne 2004

    Page couverture

    Jetons et billets de transport par autobus

    Les spécimens reproduits en page couverture, dont le diamètre ou la largeur varie entre 12 et 38 mm, font partie de la Collection nationale de monnaies de la Banque du Canada.

    Photographie : Gord Carter, Ottawa.

  • 23 novembre 2004

    Les obligations à rendement réel : la crédibilité de la politique monétaire et la prévision de l'inflation à court terme

    Il est possible de calculer le taux d'inflation « neutre » en comparant les rendements des obligations classiques et des obligations à rendement réel. Ce taux, qui correspond au taux d'inflation moyen auquel les rendements attendus de ces deux types d'obligations sont égaux, est susceptible de contenir de l'information utile sur les attentes d'inflation à long terme. Le taux d'inflation neutre est toutefois plus élevé en moyenne et plus variable que les mesures de l'inflation attendue obtenues par enquête, ce qui peut s'expliquer par les effets d'un certain nombre de primes et de distorsions qui y sont intégrées. Étant donné la difficulté de prendre en compte ces distortions, le taux d'inflation neutre ne peut être considéré comme une mesure précise des attentes d'inflation à long terme pour le moment. Cependant, il est appelé à devenir un meilleur indicateur de celles-ci à la faveur du développement continu du marché des obligations à rendement réel. Pour l'heure, il n'offre aucun avantage particulier pour la prévision de l'inflation à court terme par rapport aux mesures tirées d'enquêtes, ni même par rapport aux taux d'inflation passés.
  • 22 novembre 2004

    Points saillants et leçons tirées du colloque « L'évolution du système financier et les politiques publiques »

    Dans le cadre du 12e colloque économique annuel de la Banque du Canada, qui s'est tenu à Ottawa les 4 et 5 décembre 2003, des représentants de divers organismes publics et privés se sont joints au personnel de l'institution pour discuter de trois grandes questions touchant le système financier : la contagion financière, les conséquences de la diversification des activités bancaires et la réglementation du secteur financier. Les conférenciers invités à traiter de la contagion financière ont analysé l'effet de la mondialisation sur les portefeuilles canadiens d'actifs étrangers, proposé un modèle d'équilibre général décrivant un marché concurrentiel sur lequel les entreprises s'accordent mutuellement des prêts, et déterminé, à l'aide d'indicateurs fondés sur le marché, la probabilité que la contagion découle du risque interbancaire. En ce qui concerne la diversification des activités bancaires, les intervenants se sont penchés sur les liens entre le comportement des institutions financières et leur profil risque-rendement. Le volet consacré à la réglementation du secteur financier a notamment porté sur les rapports entre la gouvernance et la solidité du secteur financier, les fondements théoriques des normes relatives aux fonds propres des banques et les conséquences de l'application de ces normes sur la transmission de la politique monétaire. La séance de clôture a fourni une tribune pour une discussion approfondie des études présentées.
  • 21 novembre 2004

    Résumé de l'atelier du G20 sur l'établissement de solides marchés financiers nationaux tenu les 26 et 27 avril 2004

    Des représentants du G20, des universitaires, des opérateurs des marchés et des membres d'institutions financières internationales se sont réunis à Ottawa afin d'examiner le rôle que de solides marchés financiers locaux peuvent jouer dans l'expansion et le développement économiques, de mettre en commun leurs expériences et, dans la mesure du possible, de formuler des recommandations d'ordre stratégique. Les participants ont recensé plusieurs éléments qu'ils jugeaient indispensables à la promotion de marchés financiers nationaux dynamiques et à l'atténuation de la vulnérabilité externe : des politiques macroéconomiques saines, une infrastructure financière et des systèmes bancaires robustes et un taux de change flottant pour les pays qui ont un compte de capital très ouvert. Les études présentées dans le cadre des six séances et de la conférence principale ont mis en lumière un certain nombre de questions, dont les asymétries de monnaies, l'approche séquentielle de la libéralisation financière et des réformes prudentielles, le développement des marchés financiers locaux, le renforcement de l'infrastructure et de la gouvernance ainsi que les incitations appropriées.
  • 20 novembre 2004

    La politique monétaire et l’incertitude

    Allocution prononcée par David Longworth, sous-gouverneur de la Banque du Canada, devant l’Association canadienne de science économique des affaires