Biographie

Russell Barnett a été nommé directeur général délégué du département de la Stabilité financière de la Banque. Sa nomination est entrée en vigueur le 1er novembre 2021. Dans ce rôle, il participe à la définition des orientations stratégiques et à la gestion du département, et il supervise les analyses et la recherche effectuées par la Banque sur les enjeux liés au secteur financier au Canada et à l’étranger. Il dirige également l’évaluation des risques qui menacent la stabilité du système financier et la surveillance de systèmes de compensation et de règlement d’importance systémique.

Auparavant, M. Barnett était directeur général délégué du département des Analyses de l’économie canadienne. Dans ce rôle, il chapeautait les analyses de l’économie canadienne et les recherches sur la politique monétaire de la Banque. Il dirigeait les activités des équipes chargées des analyses conjoncturelles, la production des projections économiques du personnel et les travaux de modélisation du département. Il participait également activement aux communications entourant le Rapport sur la politique monétaire en donnant des présentations à divers publics. Il a en outre mené des travaux d’analyse et de recherche principalement axés sur les marchés du travail, les prévisions économiques, le commerce international et la politique monétaire.

Barnett a entamé sa carrière au ministère des Finances. Il s’est ensuite joint à la Banque en 2005, en tant qu’économiste au sein de la Section des projections pour le Canada et de la modélisation. Dans ce rôle, il a élaboré le cadre de modélisation servant à estimer le facteur travail tendanciel, qui est toujours utilisé par la Banque dans sa réévaluation annuelle de la production potentielle au pays. Après avoir œuvré pendant trois ans au sein du Bureau du directeur parlementaire du budget en tant que directeur, Analyse économique et financière, il est revenu à la Banque en décembre 2011 pour occuper le poste de directeur de la Section des États-Unis au département des Analyses de l’économie internationale. Il a ensuite été conseiller en politiques dans ce même département, puis conseiller en recherche au département des Analyses de l’économie canadienne. Dans ces deux rôles, il a dirigé les contributions respectives des départements au Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada. Il a aussi contribué à plusieurs projets de recherche, y compris à l’élaboration de l’indice de taux de change effectif du dollar canadien de la Banque.

Originaire d’Ottawa, en Ontario, M. Barnett est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université de Victoria.


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Notes analytiques du personnel

A Structural Interpretation of the Recent Weakness in Business Investment

Note analytique du personnel 2017-7 Russell Barnett, Rhys R. Mendes
La croissance de l’investissement des entreprises a fortement ralenti dans les économies avancées depuis 2012 : elle se situe en moyenne à tout près de 2 %, contre 4 % avant la crise. Plusieurs études récentes ont expliqué la faiblesse de l’investissement des entreprises en attribuant un rôle prépondérant aux facteurs cycliques, notamment l’incidence d’une demande globale modérée et, à un moindre degré, le rôle joué par l’incertitude accrue et le resserrement des conditions de financement.

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Documents d'analyse du personnel

Assessing the Impact of Demand Shocks on the US Term Premium

Document d’analyse du personnel 2018-7 Russell Barnett, Konrad Zmitrowicz
Pendant et après la Grande Récession de 2008-2009, la politique monétaire traditionnelle des États-Unis et de nombreux autres pays avancés s’est trouvée restreinte par la valeur plancher des taux d’intérêt nominaux. Plusieurs banques centrales ont mis en oeuvre des programmes d’achat massif d’actifs – regroupés plus communément sous l’appellation d’« assouplissement quantitatif » – pour accroître la détente monétaire.

A New Measure of the Canadian Effective Exchange Rate

Document d’analyse du personnel 2016-1 Russell Barnett, Karyne B. Charbonneau, Guillaume Poulin-Bellisle
La compétitivité du Canada sur les marchés internationaux est de plus en plus débattue depuis quelques années dans un contexte où l’évolution des exportations canadiennes ne répond pas aux attentes et où le pays perd des parts de marché. Ce document d’analyse cherche à déterminer si l’indice de taux de change effectif du dollar canadien (TCEC) qu’utilise la Banque du Canada est encore une mesure fidèle de la compétitivité des entreprises canadiennes à l’étranger.

Decomposing Movements in U.S. Non-Energy Import Market Shares

Document d’analyse du personnel 2015-5 Russell Barnett, Karyne B. Charbonneau
Les parts de marché aux États-Unis des pays exportateurs de produits non énergétiques ont beaucoup évolué depuis 2002, affichant une volatilité variable au cours de trois sous-périodes : avant-crise (2002-2007), crise (2007-2009) et après-crise (2009-2014). Dans cette étude, les auteurs analysent les parts de marché de quatre des principaux partenaires commerciaux des États-Unis (Canada, Mexique, Chine et Japon).

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Publications de la Banque

Articles de la Revue de la Banque du Canada

15 août 2013

Le suivi des perspectives économiques à court terme des économies étrangères

La Banque du Canada emploie plusieurs modèles de prévision à court terme pour suivre l’évolution des grandes économies étrangères que sont les États-Unis, la zone euro, le Japon et la Chine. La conception des modèles prévisionnels relatifs à chacune de ces régions est influencée par le niveau de détail requis ainsi que par la rapidité de diffusion et la volatilité des données. Les prévisions générées par différents modèles sont habituellement combinées de manière à réduire l’incertitude liée à la modélisation, et le jugement des experts est mis à contribution pour y intégrer l’information qui n’apparaît pas directement dans les plus récents indicateurs.
17 juin 2007

L'offre tendancielle de travail au Canada : incidences de l'évolution démographique et de la participation accrue des femmes au marché du travail

S'il est vrai que le processus de changement démographique au Canada est amorcé depuis un certain temps déjà, les répercussions du vieillissement de la population sur le marché du travail s'accentueront dans les années à venir. L'article analyse le ralentissement prévu de la croissance tendancielle du facteur travail pour les prochaines décennies compte tenu du vieillissement des baby-boomers, du recul des taux de fécondité et de la stabilisation du taux d'activité des femmes. Devant la diminution du réservoir de main-d'oeuvre, les employeurs et les pouvoirs publics chercheront des moyens de lever les obstacles qui entravent la participation à la vie active, et les entreprises seront de plus en plus incitées à trouver des moyens d'améliorer la productivité du travail.

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L’Économie claire et simple

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Publications dans des revues