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17 mai 2012

Revue de la Banque du Canada - Printemps 2012

Cette livraison renferme un résumé du colloque annuel de la Banque, qui a eu lieu en novembre 2011 et était consacré aux systèmes de paiement, et deux articles où sont décrites les recherches du personnel de la Banque sur les déséquilibres des balances courantes dans le monde et l’évaluation des risques macrofinanciers. Le quatrième article passe en revue les récents résultats livrés par les régimes de ciblage de l’inflation.
14 septembre 2016

La stabilité financière en contexte de persistance de taux d’intérêt bas et de croissance lente

Discours Carolyn A. Wilkins City Lecture de l’Official Monetary and Financial Institutions Forum Londres (Royaume-Uni)
La première sous-gouverneure Carolyn Wilkins traite des risques pour la stabilité financière associés à une croissance lente et à des taux d’intérêt bas, et explore des stratégies pour les atténuer.
11 novembre 2009

La baisse du degré de persistance de l'inflation au Canada : causes et conséquences

La persistance de l'inflation, mesurée aussi bien selon l'indice de référence que selon l'indice global des prix à la consommation, a sensiblement baissé au Canada depuis les années 1980. En plus de présenter des estimations actualisées de la persistance de l'inflation, l'article examine les raisons avancées dans la littérature pour expliquer la diminution notée. Il opère une distinction entre le rôle rempli par la politique monétaire, de par son incidence sur les comportements de fixation des prix et des salaires, et l'influence des changements structurels potentiels de l'économie qui ne dépendent pas de la politique monétaire. Les auteurs analysent également les conséquences d'une faible persistance de l'inflation sur la conduite de la politique monétaire, y compris la question du choix de la poursuite d'une cible d'inflation ou d'une cible de niveau des prix.
23 février 2012

Les fluctuations à moyen terme des prix des maisons au Canada

L’article s’appuie sur la théorie et des travaux empiriques pour étudier un certain nombre de facteurs qui contribuent à expliquer les variations des prix des maisons au Canada. Peterson et Zheng analysent d’abord brièvement l’évolution de ces prix au moyen de données régionales afin de mettre en lumière les variables qui influent sur les prix dans le long terme. Puis, ils passent au sujet central de leur étude, soit l’incapacité des facteurs de long terme à rendre compte de la totalité des mouvements à moyen terme des prix du logement. S’inspirant de récents travaux réalisés à la Banque du Canada, les auteurs examinent plusieurs déterminants de ces mouvements, dont les taux d’intérêt, les plus-values anticipées et la liquidité du marché du logement. Ils proposent, en conclusion, des pistes de recherche susceptibles d’aider à mieux comprendre la dynamique du prix des maisons.
Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Code(s) JEL : R, R2, R21, R3, R31

Production potentielle au Canada : réévaluation de 2018

La présente note résume la réévaluation de la production potentielle à laquelle procède la Banque du Canada et dont les résultats ont été publiés dans le Rapport sur la politique monétaire d’avril 2018. Globalement, la trajectoire de la croissance de la production potentielle devrait demeurer stable, à 1,8 % entre 2018 et 2020 et à 1,9 % en 2021.

GDP by Industry in Real Time: Are Revisions Well Behaved?

Note analytique du personnel 2018-40 Patrick Rizzetto
La Banque du Canada recourt abondamment aux données mensuelles sur le produit intérieur brut (PIB) réel par branche d’activité afin d’asseoir sa surveillance de l’activité économique et d’en faire usage dans ses outils de prévision pour la période courante. Cela en fait l’une des plus importantes séries chronologiques de haute fréquence pour effectuer des prévisions dans l’immédiat concernant l’économie canadienne.
8 juin 2017

Le rôle des indicateurs de marché dans l’évaluation de la résilience des systèmes bancaires

Ce rapport examine l’emploi des outils quantitatifs servant à appréhender l’évaluation que font les participants au marché de la résilience du système bancaire. Ces instruments complètent les mesures traditionnelles de nature comptable et tendent à indiquer que les marchés jugent les grandes banques canadiennes mieux placées pour affronter les chocs négatifs que leurs homologues d’autres pays avancés. Cependant, lorsqu’on les compare aux ratios de fonds propres réglementaires, les indicateurs de marché font état d’une amélioration moins accentuée de la résilience du système bancaire depuis la période d’avant-crise.
Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue du système financier Code(s) JEL : G, G0, G01, G1, G10, G2, G21
15 mai 2000

Crédibilité et politique monétaire

Une politique monétaire hautement crédible réduit le degré d'incertitude entourant les objectifs de cette politique. Quand la politique mise en oeuvre par la banque centrale jouit d'une grande crédibilité, les anticipations du public sont arrimées à une cible. Si ce dernier s'attend à ce que la banque centrale intervienne pour ramener l'inflation vers la cible, les anticipations ne réagiront pas tellement aux fluctuations du taux d'augmentation des prix. De plus, les variations qu'enregistrent l'inflation, les taux d'intérêt, la production et l'emploi devraient être moins prononcées que dans le cas inverse. L'adoption d'un objectif de maîtrise de l'inflation dans plusieurs pays a amené les banques centrales à prendre un certain nombre de mesures dans le but d'accroître la crédibilité de la politique monétaire. Parmi celles que la Banque du Canada a mises en oeuvre figurent : * la publication du Rapport sur la politique monétaire en mai et en novembre ainsi que d'une mise à jour de l'analyse qui y est présentée en février et en août; * la mise en place d'un programme de communication d'un bout à l'autre du pays; * l'utilisation du taux du financement à un jour à titre d'objectif opérationnel à court terme; * la publication d'un communiqué chaque fois que la Banque modifie ses taux directeurs. Les auteurs de la plupart des études réalisées sur la crédibilité de la politique monétaire canadienne concluent que le maintien de l'inflation à l'intérieur de la fourchette cible a contribué à renforcer la crédibilité de la politique monétaire. Selon les enquêtes effectuées, l'inflation attendue, qui était d'environ 5 % en 1990, serait passée en 1999 aux alentours de 2 % (Graphique 1, page 17). Toujours d'après ces mêmes enquêtes, sur l'ensemble de la période où la Banque a visé une fourchette de maîtrise de l'inflation, les taux d'inflation attendus se seraient maintenus à l'intérieur de cette fourchette. L'inflation attendue réagit également très peu à l'évolution de l'IPC global, ce qui porte à croire que les cibles ont contribué à arrimer les anticipations d'inflation au taux visé et donc à promouvoir la crédibilité de la politique monétaire (Graphique 2, page 18). Les auteurs d'une étude en particulier montrent que la durée des conventions collectives au Canada s'est allongée et que la proportion des accords salariaux qui contiennent une clause d'indemnité de vie chère a reculé de façon constante; selon eux, cette évolution reflète la plus grande crédibilité de la politique monétaire canadienne (Tableau 1, page 18). L'accroissement de la proportion des prêts hypothécaires à cinq ans par rapport à celle observée au milieu des années 1980 et le fait qu'un plus grand nombre d'institutions financières offrent des prêts hypothécaires à sept et à dix ans incitent également à croire que les cibles ont gagné en crédibilité.
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