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15 août 2001

L'analyse des agrégats monétaires

Ces dernières années, la Banque du Canada a mis davantage l'accent sur l'analyse des variables monétaires et l'élaboration de modèles dans lesquels la monnaie est considérée comme une partie intégrante du mécanisme de transmission. Dans cet article, Dinah Maclean explique de quelles façons la Banque utilise les agrégats monétaires dans l'analyse de la politique monétaire et donne un aperçu des principaux outils et modèles dont se sert l'institution. Le modèle monétaire auquel la Banque a le plus recours actuellement est le modèle vectoriel à correction d'erreurs basé sur M1. Dans ce modèle, les écarts entre l'offre de monnaie et la demande de monnaie à long terme influent sur l'inflation. L'auteure décrit brièvement le paradigme assignant un rôle actif à la monnaie, qui sous-tend ce modèle, et explique les équations clés qui composent ce dernier. Elle esquisse également d'autres modèles empiriques plus simples, notamment des modèles indicateurs à équation unique pour la production basés sur des agrégats monétaires étroits, un modèle neuronal et un modèle fondé sur l'agrégat au sens large M2++. Une annexe fournit des renseignements techniques détaillés sur les équations des différents modèles et les valeurs des coefficients estimés.
23 décembre 2003

L'évolution comparative des prix des services et des biens

Depuis plusieurs décennies, les prix des services au Canada et dans les autres grands pays industrialisés augmentent plus rapidement que ceux des biens. En 2002, l'écart entre les taux d'accroissement des prix des composantes services et biens de l'IPC s'est fortement creusé, ce qui a porté les chercheurs à se demander s'il s'agissait du début d'une tendance. L'analyse révèle toutefois que cet élargissement résulte d'une dynamique de court terme et qu'il semble indépendant de la tendance de l'évolution du niveau général des prix. L'expérience montre également qu'un tel écart finit par se résorber. Les auteurs examinent diverses explications possibles du renchérissement plus vif des services par rapport à ceux des biens, notamment, le rythme plus rapide des gains de productivité dans le secteur des biens, la plus grande ouverture de ce secteur aux échanges extérieurs et la croissance plus forte de la demande de services.
11 mai 2017

L’économie numérique

Les technologies numériques – infonuagique, Internet des objets, robotique de pointe, analyse de mégadonnées, intelligence artificielle et apprentissage automatique, médias sociaux, impression 3D, réalité augmentée, réalité virtuelle, monnaie électronique et grand livre partagé – transforment le fonctionnement des entreprises. Comment cette transformation se compare-t-elle aux révolutions industrielles passées? Comment les technologies numériques changent-elles les systèmes de production dans les différents secteurs? Les entreprises capables de s’adapter, faisant grand usage des connaissances et disposant d’un capital organisationnel et d’un capital humain élevés semblent prêtes à tirer le meilleur parti de la numérisation de l’économie, mais quelles seront ses répercussions sur la productivité, les marchés du travail, l’inflation et la politique monétaire?
Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Code(s) JEL : D, D2, D24, L, L1, L10, O, O1, O3, O33
23 juin 2026

Déséquilibres mondiaux, croissance et stabilité

Discours Tiff Macklem Paris Europlace – Chambre de commerce France-Canada Paris (France)
Le gouverneur Tiff Macklem explique comment les risques financiers et les déséquilibres mondiaux pourraient se conjuguer pour affaiblir le système international et présente les ajustements nécessaires pour le maintenir solide.

Can the Canadian International Investment Position Stabilize a Slowing Economy?

Note analytique du personnel 2017-14 Maxime Leboeuf, Chen Fan
Dans la présente note, nous déterminons que les effets de valorisation peuvent agir comme un stabilisateur important en renforçant la richesse extérieure nette du Canada lorsque ses perspectives économiques s’assombrissent comparativement à celles d’autres pays.
15 novembre 2012

La politique monétaire et le canal de la prise de risque : éclairage apporté par le comportement de prêteur des banques

La crise financière de 2007-2009 et le maintien ultérieur des taux d’intérêt réels à des niveaux historiquement bas ont ressuscité le débat autour de la propension des agents économiques à accepter des risques plus importants lorsque les taux d’intérêt restent longtemps bas. Cet appétit accru pour le risque, qui pousse les agents à rechercher des placements et des stratégies d’investissement plus lucratifs, constitue ce qu’on appelle le canal de la prise de risque liée à la politique monétaire. De récents travaux semblent indiquer que les politiques de prêt suivies par les banques dans un contexte de faibles taux d’intérêt ne sont pas incompatibles avec l’existence d’un tel canal en Europe, en Amérique du Sud, aux États-Unis et au Canada. Plus précisément, ces travaux donnent à voir que les conditions des prêts accordés aux emprunteurs à risque sont moins contraignantes lorsque les taux d’intérêt sont bas. Le canal de la prise de risque amplifie peut-être la transmission des effets de la politique monétaire par les canaux traditionnels, aboutissant à une offre excessive de crédit.

Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Code(s) JEL : E, E5, E58, G, G2, G21
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