Politique monétaire

La Banque du Canada s’est engagée à garder l’inflation à un niveau bas, stable et prévisible. Pour ce faire, elle doit comprendre les causes de l’inflation et veiller à ce que ses mesures et son cadre restent adaptés à un monde où les perturbations de l’approvisionnement sont plus fréquentes.

Ces dernières années, le Canada a été confronté à une inflation élevée et a dû prendre des mesures exceptionnelles de politique monétaire, comme l’assouplissement quantitatif, pour rétablir la stabilité des prix. Le retour sur cette période offre une excellente occasion de comprendre les facteurs sous-jacents de l’inflation et d’évaluer l’efficacité de ces mesures de politique monétaire.

La conjoncture économique future demeure incertaine, et des défis structurels rendent les économies mondiale et canadienne plus sujettes à des perturbations de l’approvisionnement. Il est donc important de bien comprendre comment ces défis influent sur la production, l’emploi, la dynamique de l’inflation et la transmission de la politique monétaire.

L’étude de ces enjeux aidera la politique monétaire à s’adapter aux changements économiques et à maintenir la stabilité des prix. Nous nous penchons sur des enjeux dans divers contextes, notamment :

  • les stratégies d’établissement des prix adoptées par les entreprises, en particulier pendant les chocs d’offre
  • les meilleures approches pour formuler la politique monétaire en période de forte incertitude
  • les effets de la politique monétaire sur l’offre et la demande de logements
  • l’efficacité de diverses mesures de politique monétaire prises durant la pandémie de COVID-19
  • la capacité du régime flexible de ciblage de l’inflation de maintenir la stabilité des prix lorsque l’économie est imprévisible

Dynamique de l’inflation

Nos recherches sur la dynamique de l’inflation visent à mieux comprendre les facteurs qui influent sur l’inflation, en particulier depuis la fin de la pandémie de COVID-19. Pour ce faire, nous recourons à de nouvelles sources de données, à des méthodes de recherche novatrices et à des modèles économiques perfectionnés. Par exemple, nous utilisons de nouvelles données sur les entreprises et les produits pour étudier la façon dont les entreprises répercutent leurs coûts sur les consommateurs. De même, les données sur les consommateurs nous aident à comprendre comment les ménages ajustent leurs dépenses et leurs attentes selon que l’inflation monte ou descend.

Transmission et conduite de la politique monétaire

Le Canada entre dans une période de transformation économique rapide. Dans ce contexte, nous devons comprendre l’incidence de la politique monétaire sur différents ménages et entreprises, ainsi que la façon dont elle se répercute sur l’économie. Nous devons aussi trouver la meilleure façon d’établir la politique monétaire et de gérer les risques – en réagissant aux arbitrages entre la stabilisation de la croissance et la maîtrise de l’inflation –, surtout si le Canada est confronté à des chocs d’offre plus fréquents.

Mesures de politique monétaire et mise en œuvre

Les effets économiques de la pandémie de COVID-19 ont incité la Banque à recourir à des mesures exceptionnelles, comme l’assouplissement quantitatif. L’utilisation de ces mesures a eu un grand impact sur la taille et la structure du bilan de la Banque. Nos recherches portent principalement sur l’incidence et l’efficacité de ces mesures, ainsi que sur la façon dont la Banque peut influencer efficacement les taux d’intérêt du marché quand la taille de son bilan est plus grande.

Cadre de politique monétaire

En collaboration avec le gouvernement du Canada, la Banque réexamine son cadre de politique monétaire tous les cinq ans pour suivre l’évolution de l’environnement économique. Depuis la pandémie de COVID-19, des chocs plus fréquents et des défis sans précédent ont accru la volatilité, généré des déséquilibres persistants sur le marché du logement et miné la fiabilité de nos principales mesures de l’inflation sous-jacente. Nos recherches contribueront aux prochains examens de notre cadre pour veiller à ce que la politique monétaire continue de favoriser de manière efficace la prospérité économique et financière de la population canadienne.

Recherches connexes

Rechercher par titre

Types de contenu

Recent Evidence on the Resiliency of Flexible Inflation Targeting

Document analytique du personnel 2026-23 Edoardo Briganti, Wei Dong, Olena Kostyshyna, Soyoung Lee, Florent Samson, Rodrigo Sekkel
Cette étude évalue la résilience du ciblage flexible de l’inflation en présence de chocs d’offre importants et persistants.

Optimal Conventional and Unconventional Monetary Policy Mix

Document de travail du personnel 2026-18 Sami Alpanda, Serdar Kabaca, Kostas Mavromatis
Nous montrons que dans une économie hétérogène, une politique optimale après un choc d’inflation par les coûts consiste à monter les taux à court terme pour freiner l’inflation tout en abaissant les taux à long terme pour soutenir les ménages endettés, ce qui accélère la reprise des investissements et de la production mais augmente les inégalités de consommation.

Évaluation des taux neutres aux États-Unis et au Canada : mise à jour de 2026

D’après notre évaluation, le taux nominal neutre canadien se situe dans une fourchette de 2,25 à 3,25 %, soit la même fourchette que celle estimée en 2025. Nous évaluons que le taux nominal neutre américain se situe quant à lui dans une fourchette de 2,50 à 3,50 %, soit un peu plus haut que la fourchette de 2,25 à 3,25 % estimée en 2025.

Évaluation de la croissance de la production potentielle mondiale : avril 2026

Nous présentons la mise à jour annuelle des estimations préparées par le personnel de la Banque du Canada en ce qui concerne la croissance de la production potentielle mondiale. Ces estimations font partie des principaux éléments de l’analyse sur laquelle repose le Rapport sur la politique monétaire d’avril 2026.

La production potentielle au Canada : évaluation de 2026

La croissance de la production potentielle devrait passer de 2,3 % en 2025 à 1,2 % en 2026, étant donné le ralentissement de la croissance démographique, les droits de douane américains et l’incertitude liée aux politiques commerciales. Elle devrait par la suite se redresser pour atteindre en moyenne 1,5 % sur la période 2027-2029, à la faveur d’un raffermissement des investissements privés et publics soutenant la productivité tendancielle du travail (PTT). L’adoption progressive de l’intelligence artificielle devrait aussi faire augmenter la croissance de la PTT durant la période de projection.
Aller à la page

Avis de non-responsabilité

Le personnel de la Banque du Canada mène des recherches et des analyses pour appuyer le travail de l’institution et faire progresser les connaissances en économie et en finance. Ce sont des travaux non partisans fondés sur des données probantes et produits en toute indépendance du Conseil de direction de la Banque. Les opinions exprimées dans chaque document ou article sont celles des autrices et auteurs uniquement, et ne reflètent pas nécessairement le point de vue officiel de la Banque.

Sur cette page
Table des matières