Document de travail du personnel 2022-14Felipe Alves
Durant les périodes de ralentissement économique, les travailleurs se retrouvent cantonnés dans des emplois à faible productivité et les salaires stagnent. Je construis un modèle à agents hétérogènes et marchés incomplets comprenant une progression de carrière complète qui tient compte de ces réalités. Un choc financier défavorable, étalonné d’après la dynamique de la Grande Récession aux États-Unis, reproduit la lente reprise et l’absence de désinflation observées pendant cette période.
La hausse des inégalités de consommation et la trajectoire à la baisse des taux d’intérêt sont deux tendances importantes de l’économie à l’heure actuelle. Mais les implications possibles de ces tendances – et leurs interactions – selon le cadre de politique monétaire adopté sont mal comprises. Nous étudions le classement de divers cadres qui tiennent compte de ces tendances.
Nous introduisons la rationalité limitée dans un modèle néokeynésien canonique calibré pour reproduire les données macroéconomiques du Canada depuis l’adoption de son régime de ciblage de l’inflation. Partant de ce modèle, nous évaluons de façon quantitative l’incidence macroéconomique de différents régimes de politique monétaire.
La théorie selon laquelle la riche diversité économique des entreprises et des ménages a une incidence sur les fluctuations à l’échelle de l’économie, et vice-versa, a de fortes implications pour la politique monétaire. Notre examen transpose les pistes offertes par cette théorie dans un contexte canadien.
Une enquête de consommation est conduite dans plusieurs pays pour déterminer pourquoi et dans quelle mesure les ménages ont diminué leur consommation dans cinq secteurs clés après la levée des restrictions liées à la COVID-19 en Europe, en juillet 2020. Au-delà du risque d’infection et des motifs d’épargne de précaution, les ménages déclarent également que certains biens et services qu’ils ont cessé de consommer ne leur manquent pas, ce qui peut être révélateur d’une évolution des préférences et de changements structurels dans l’économie post-pandémie.
Nous étudions la politique monétaire optimale dans un modèle néokeynésien à agents hétérogènes résoluble analytiquement. Dans ce modèle, la banque centrale est incitée à réduire les inégalités de consommation, en plus de maintenir l’activité économique à son niveau optimal et l’inflation stable.
Bien que le nombre de demandes d’emploi ait augmenté, le taux d’obtention d’un emploi reste relativement inchangé, tandis que le taux de cessation d’emploi a considérablement diminué. Nous démontrons que plutôt que d’accroître la probabilité de trouver un emploi, la hausse des demandes d’emploi augmente la probabilité de trouver de bons appariements, comme le montre la baisse du taux de cessation d’emploi.
Mesurer les capacités excédentaires sur le marché du travail est essentiel pour les banques centrales : quand le plein emploi n’est pas atteint dans une économie, l’inflation ne reste pas durablement proche de la cible. Pour évaluer ces capacités, nous proposons une approche globale qui reflète la complexité et la diversité du marché du travail.
J’utilise un modèle théorique de recherche pour étudier les répercussions des opérations d’open market sur la conduite de la politique monétaire et les implications de ces dernières sur différents ménages selon leur richesse. Dans le modèle, les ménages ont des portefeuilles de tailles et de compositions différentes, ce qui signifie qu’ils peuvent être touchés de manière inégale par les opérations d’open market.