Charles Gaa est conseiller en politiques au département des Analyses de l’économie canadienne (AEC). Il mène des travaux de recherche et d’analyse sur des sujets liés aux fonctions Politique monétaire et Système financier de la Banque du Canada, en mettant l’accent sur le thème du logement. Il fait aussi partie de l’équipe de direction qui oriente et gère le travail du département.
Il est entré pour la première fois à la Banque au département des Marchés financiers, où il a travaillé pendant plusieurs années avant de partir poursuivre ses études. Avant de réintégrer la Banque au département de la Stabilité financière, où il a été directeur de la Section des institutions financières, il a fait partie du corps professoral de l’Université de l’Oregon. Plus récemment, il est entré aux AEC juste avant le début de la pandémie et a contribué à diriger la contribution du département au Rapport sur la politique monétaire de la Banque de 2020 à 2025. Charles est analyste financier agréé (CFA) et titulaire d’un doctorat en finance de l’Université de la Colombie-Britannique.
La stabilité du système financier canadien et son rôle de pilier de l’économie du pays tiennent à la capacité des institutions financières à absorber et à gérer les chocs majeurs. Cela est particulièrement vrai pour les grandes banques, dont les services sont essentiels à l’économie canadienne.
Les innovations dans le domaine des technologies de l'information et de la communication et la mondialisation concomitante des marchés financiers pourraient provoquer des mutations importantes de la structure des marchés boursiers canadiens. Les bourses établies peuvent maintenant livrer une concurrence plus efficace à l'échelle interrégionale et internationale. D'autre part, la réduction des coûts a aplani les barrières à l'entrée de nouveaux compétiteurs, les systèmes de négociation parallèles (SNP). Face à cette concurrence accrue, les bourses canadiennes ont pris des mesures afin d'améliorer la qualité de leur marché.
Tout en reconnaissant les bienfaits de l'innovation sur les marchés canadiens, les organismes de réglementation craignent une fragmentation de la liquidité à court terme. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont dévoilé une proposition en vue de limiter le risque de fragmentation et de permettre aux SNP d'entrer en concurrence avec les bourses traditionnelles pour la première fois.
Les auteurs présentent un aperçu des marchés boursiers canadiens et de leur structure, en mettant l'accent sur l'évolution récente.