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19 novembre 2015

La prise en compte des prix des biens durables et des logements dans l’IPC : une évaluation empirique

Même si l’IPC est la mesure de l’inflation la plus couramment utilisée, il ne constitue pas un véritable indice du coût de la vie. Bien que la méthode officielle suivie pour prendre en considération les prix des biens durables et des logements dans l’IPC soit un bon compromis dans un contexte caractérisé par des taux d’inflation bas et stables, Sabourin et Duguay pensent qu’il serait utile d’envisager de traiter le logement et les biens durables de la même manière et de rendre l’IPC réel plus conforme à un indice du coût de la vie. On pourrait y parvenir en calculant, au moyen d’une méthode plus complète du coût d’utilisation, le coût imputé des services procurés par les biens durables ou le logement.
Type(s) de contenu : Publications, Articles de la Revue de la Banque du Canada Code(s) JEL : E, E3, E31, E5, E52
15 décembre 1998

L'évolution économique et financière récente

Cet article, rédigé à la mi-janvier, traite de l'évolution économique et financière observée au Canada depuis la parution de la livraison de novembre du Rapport sur la politique monétaire. La situation s'est améliorée sur les marchés financiers internationaux depuis novembre, mais l'incertitude continue de caractériser la conjoncture mondiale. L'économie japonaise, qui demeure en récession, en est la principale cause. Toutefois, si les réformes envisagées pour remettre sur les rails le secteur bancaire au Japon et les mesures budgétaires visant à stimuler l'économie sont mises en oeuvre de façon efficace dans ce pays, une reprise graduelle devrait débuter en 1999. On prévoit que l'expansion se poursuivra à un rythme soutenu dans les économies des autres grands pays industrialisés, lesquelles sont à l'origine de plus de la moitié de la production mondiale. L'économie américaine en particulier fait de nouveau mieux que prévu et continuera vraisemblablement de tourner à un régime élevé, même si on s'attend à un ralentissement de la croissance. Au Canada, les indicateurs de la progression de la demande intérieure demeurent relativement vigoureux, bien que le rythme d'expansion des agrégats de la monnaie et du crédit ait fléchi. La Banque prévoit toujours que notre économie continuera de croître en 1999. L'inflation devrait se maintenir dans la moitié inférieure de la fourchette cible, qui va de 1 à 3 %. Mise à jour le 23 février 1999 : La conjoncture économique internationale dans laquelle le Canada évolue est toujours incertaine. Au Japon, on remarque encore peu de signes que l'économie soit sur le point de redémarrer, tandis qu'en Europe, les dernières données laissent entrevoir un ralentissement de l'activité. La situation est tout autre aux États-Unis, où l'économie continue de faire mieux que prévu; la production a augmenté de 5,6 % (en taux annuel) au quatrième trimestre de 1998, soit à un rythme beaucoup plus rapide que ce à quoi on s'attendait. Malgré l'incertitude qui persiste sur la scène économique, les marchés financiers mondiaux sont bien plus calmes qu'ils ne l'étaient l'automne dernier et ne paraissent pas avoir été ébranlés sérieusement par les événements survenus au Brésil. Il semble que cette sérénité relative soit liée aux réductions des taux d'intérêt directeurs opérées de par le monde depuis l'automne et aux progrès que certains pays à marché émergent ont réalisés dans la résolution de leurs problèmes. Les investisseurs et les marchés internationaux ont, selon toute apparence, regagné leur capacité d'évaluer et de départager entre eux les pays débiteurs et autres emprunteurs. Au Canada, même si l'on tient compte de l'incidence des facteurs temporaires (comme le retour à la normale dans les secteurs d'activité touchés par d'importants arrêts de travail), l'économie demeure fondamentalement robuste. Les recettes tirées des exportations de produits de base restent faibles, mais les exportations d'autres biens, en particulier celles de produits de l'industrie automobile, ont connu un essor marqué pendant les derniers mois de 1998, grâce au dynamisme soutenu de la demande aux États-Unis et à l'amélioration de la position concurrentielle du Canada. La croissance des dépenses de consommation s'est ralentie durant les derniers mois de l'année, en raison surtout des répercussions de la tourmente financière de l'automne dernier sur la confiance et de la fin des mesures d'incitation à l'achat de véhicules automobiles. La disparition de ces facteurs devrait avoir un effet bénéfique sur la demande des ménages tôt en 1999. Les mises en chantier de logements ont repris au quatrième trimestre, à la suite du règlement d'importants conflits de travail, et les investissements des entreprises ont continué de s'accroître à un rythme modeste. La progression vigoureuse et généralisée de l'emploi observée au dernier trimestre s'est poursuivie en janvier 1999. Tout compte fait, les données récentes semblent indiquer que le PIB en termes réels s'est accru de 4 % environ (en taux annuel) au quatrième trimestre, ce qui correspond à la limite supérieure de la fourchette prévue au moment de la rédaction du commentaire sur l'évolution économique et financière récente. Selon les derniers chiffres, l'inflation mesurée par l'indice de référence oscillerait autour de la limite inférieure de la fourchette cible de maîtrise de l'inflation, qui va de 1 à 3 %. La dépréciation passée du taux de change continue d'exercer des pressions à la hausse sur le niveau des prix, mais le maintien d'une vive concurrence dans le commerce de détail, la présence d'une offre excédentaire sur le marché des produits et la progression lente des coûts unitaires de main-d'oeuvre ont eu pour effet de modérer l'inflation et de la maintenir à un niveau légèrement inférieur à ce qui était prévu. L'amélioration du climat sur les marchés financiers, la vigueur générale de l'économie canadienne selon les derniers chiffres et les perspectives d'évolution un peu meilleures pour les prix des produits de base ont favorisé un raffermissement du dollar canadien depuis la rédaction du commentaire. Aussi les conditions monétaires se sont-elles légèrement durcies depuis la mi-janvier. Les marchés financiers mondiaux ayant retrouvé un calme relatif, les craintes suscitées par l'incidence éventuelle de la volatilité des marchés financiers sur la confiance des ménages et des entreprises au Canada se sont atténuées. Comme il a été mentionné dans le commentaire, la Banque du Canada a pris cette éventualité au sérieux durant la période qui a suivi la crise en Russie, lorsqu'il lui a fallu s'attacher à apaiser les marchés financiers. L'atténuation de ces craintes lui permet de se concentrer de nouveau sur l'objectif de sa politique à moyen terme, qui est de maintenir la tendance de l'inflation à l'intérieur de la fourchette cible.

Understanding Firms’ Inflation Expectations Using the Bank of Canada’s Business Outlook Survey

Document de travail du personnel 2016-7 Simon Richards, Matthieu Verstraete
Les anticipations d’inflation constituent un déterminant essentiel de l’inflation actuelle et future et entrent par conséquent en ligne de compte dans la conduite de la politique monétaire. À partir des données trimestrielles recueillies par la Banque du Canada auprès des firmes dans le cadre de son enquête sur les perspectives des entreprises, de 2001 à 2015, les auteurs examinent la façon dont les firmes forment ces anticipations.
15 novembre 1998

Les avantages et les coûts d'une réduction de l'inflation

Le gouvernement fédéral et la Banque du Canada se sont engagés depuis un certain temps déjà à réaliser et à maintenir la stabilité des prix dans le but de favoriser l'amélioration du niveau de vie de tous les Canadiens. Afin d'appuyer cet objectif, la période d'application de la fourchette cible de maîtrise de l'inflation de 1 à 3 % a été prolongée récemment jusqu'à la fin de 2001. D'ici là, le gouvernement et la Banque comptent annoncer une cible à long terme pour la politique monétaire. Dans cet article, les auteurs passent en revue les plus récents travaux empiriques consacrés aux avantages d'une réduction de l'inflation. Ils s'appuient sur une étude exhaustive de ces travaux qui a été faite précédemment et s'inspirent également des documents préparés pour deux colloques sur la stabilité des prix tenus récemment par la Banque du Canada. L'une des conclusions des deux auteurs est que les avantages d'une réduction de l'inflation s'avèrent importants quand on tient compte expressément de l'interaction de l'inflation et du régime fiscal. En outre, ces avantages demeurent nettement supérieurs aux coûts transitoires qu'entraîne la réduction de l'inflation. Toutefois, les auteurs de l'article font remarquer qu'en raison de la prolongation jusqu'à la fin de 2001 de l'application des cibles de maîtrise de l'inflation, le contexte se prête bien à la réalisation de nouvelles recherches visant à fournir une définition pratique de la stabilité des prix qui aidera les Canadiens à atteindre un niveau de vie élevé.

Examining recent revisions to CPI-common

Note analytique du personnel 2022-15 Elyse Sullivan
Les révisions exceptionnellement importantes de l’IPC-comm au cours des derniers mois sont motivées par les mouvements communs accrus entre les composantes de l’indice des prix à la consommation, dans un contexte de pressions inflationnistes généralisées. Grâce à ces révisions, l’IPC-comm est mieux harmonisé avec les deux autres mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque du Canada. Il faut toutefois user de prudence dans l’interprétation des estimations en temps réel de l’IPC-comm dans la conjoncture actuelle.

The Trend Unemployment Rate in Canada: Searching for the Unobservable

Dans cette étude, nous analysons diverses méthodes ayant servi à mesurer le taux de chômage tendanciel au Canada. Nous prenons également en considération quelques améliorations et variantes de certaines méthodes existantes.

Changes in Monetary Regimes and the Identification of Monetary Policy Shocks: Narrative Evidence from Canada

Document de travail du personnel 2017-39 Julien Champagne, Rodrigo Sekkel
Nous utilisons de l’information narrative ainsi qu’une nouvelle base de données en temps réel et des prévisions provenant des projections économiques établies par le personnel de la Banque du Canada de 1974 à 2015 pour construire une nouvelle mesure de chocs de politique monétaire et estimons les effets de la politique monétaire au Canada.
14 décembre 1997

L'évolution économique et financière récente

L'économie canadienne a progressé à un taux annuel moyen de 4 % au deuxième semestre de 1996 et au cours des trois derniers trimestres de 1997, à la faveur de la détente des conditions monétaires, des gains importants au chapitre de l'emploi, de la faiblesse de l'inflation, de l'amélioration des finances publiques et de la vigueur de la demande aux États-Unis. Ces facteurs continueront d'étayer le scénario d'une croissance durable de la production et de l'emploi dans les mois à venir. La situation en Asie continuant d'évoluer, il est difficile d'évaluer avec précision l'incidence globale qu'elle aura sur l'économie canadienne. Parallèlement, la tenue plus vigoureuse que prévu des économies des États-Unis, du Mexique et de l'Europe ainsi que la réduction des taux d'intérêt à plus long terme dans la plupart des pays industriels ont été des surprises favorables. Le taux d'inflation mesuré par l'indice de référence est tombé tout juste en deçà de la fourchette de maîtrise de l'inflation, qui est de 1 à 3 %, au cours des derniers mois de 1997. Avec l'atténuation de l'effet de quelques-uns des facteurs spéciaux qui ont contribué à cette baisse, le taux d'inflation mesuré par l'indice de référence devrait retourner à l'intérieur de la fourchette au cours des prochains mois.

Price Selection

Document de travail du personnel 2018-44 Carlos Carvalho, Oleksiy Kryvtsov
Dans cette étude, nous proposons un moyen simple, qui ne recourt à aucun modèle, de mesurer la sélection des prix et sa contribution à la dynamique de l’inflation. La mesure proposée est fondée sur les covariations observées entre l’inflation et le niveau moyen à partir duquel les prix s’ajustent.
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