Nous montrons que dans une économie hétérogène, une politique optimale après un choc d’inflation par les coûts consiste à monter les taux à court terme pour freiner l’inflation tout en abaissant les taux à long terme pour soutenir les ménages endettés, ce qui accélère la reprise des investissements et de la production mais augmente les inégalités de consommation.
D’après notre évaluation, le taux nominal neutre canadien se situe dans une fourchette de 2,25 à 3,25 %, soit la même fourchette que celle estimée en 2025. Nous évaluons que le taux nominal neutre américain se situe quant à lui dans une fourchette de 2,50 à 3,50 %, soit un peu plus haut que la fourchette de 2,25 à 3,25 % estimée en 2025.
Le présent document aborde plusieurs moyens que la Banque pourrait mettre en œuvre pour accroître les communications entourant la politique monétaire future. La Banque pourrait ainsi analyser les avantages et les inconvénients, pour elle-même, des méthodes utilisées par d’autres banques centrales, tout en gardant à l’esprit que les prévisions de taux directeur ne sont généralement pas très utiles au-delà d’un horizon d’un ou deux trimestres.
Quand l’économie sort d’une crise, la politique macroéconomique se heurte à un dilemme : des mesures de relance prolongées peuvent favoriser une reprise plus inclusive du marché du travail, mais risquent de déclencher une inflation qui, à terme, nuit au bien-être des travailleurs en érodant leur revenu réel. Cette tension s’amplifie en présence de la borne du zéro des taux d’intérêt et de contraintes de capacité globale. Nous intégrons cette observation dans un modèle quantitatif de l’économie américaine.
Cette note présente les indices d’une relation positive et non linéaire entre le coût de l’intérêt hypothécaire et la croissance des loyers : ce coût a une faible incidence sur les loyers lorsque la croissance démographique est près des valeurs tendancielles, mais a un effet sensiblement plus marqué en période de forte croissance démographique.
Les récessions se caractérisent par une incertitude élevée. Nous élaborons un modèle néo-keynésien non linéaire à information imparfaite dans lequel la qualité procyclique de l’information génère une incertitude endogène contracyclique et une épargne de précaution. Ce canal de la demande peut renverser l’impact inflationniste des chocs d’offre négatifs, les rendant déflationnistes, à moins que la politique monétaire ne stabilise l’écart de production.
Les mots qu’utilisent les banques centrales pour expliquer leurs décisions de politique monétaire ont un poids. Ils peuvent parfois faire réagir les marchés financiers – et les économistes – au même titre que les changements de taux directeur. C’est pourquoi nous avons créé un outil pour mesurer le ton des communications de la Banque du Canada sur la politique monétaire et évaluer son influence sur les perceptions des marchés.
Au Canada et à l’étranger, les rendements des obligations d’État à long terme sont restés élevés malgré la baisse des taux directeurs. Cela est dû à l’augmentation des primes de terme, c’est-à-dire le revenu supplémentaire attendu par les investisseurs pour détenir ces obligations. Les préoccupations dans plusieurs pays quant à la capacité des marchés d’absorber des volumes importants de dette publique sont un facteur clé de la hausse des primes de terme.
Cette étude introduit CLONE, une méthode qui décompose les mouvements des prix des actifs en quatre types d’informations (demande globale, productivité, inflation et politique monétaire) en utilisant les actions, les obligations et les swaps indexés à l’inflation. La simplicité et l’orientation prospective de la méthode aident les décideurs à déterminer les facteurs économiques qui sous-tendent les mouvements des prix des actifs.