Les primes de risque sur les obligations influencent-elles les effets des opérations visant à changer l’échéance moyenne des titres de dette? Grâce à un modèle comportant des primes de risque réalistes sur les obligations, nous montrons que les opérations modifiant l’échéance moyenne de la dette ont des répercussions considérables sur l’inflation attendue et la production lorsque la banque centrale réagit de façon passive à l’inflation et que l’autorité budgétaire réagit faiblement au niveau d’endettement.
Nous actualisons la méthode de notation des émetteurs souverains de la Banque du Canada ainsi que l’approche utilisée pour évaluer leur situation budgétaire et la flexibilité de leur politique monétaire. Nous tenons aussi compte de manière explicite de facteurs liés aux changements climatiques.
Le renflouement public du secteur financier peut se révéler bénéfique en période de crise, mais aussi conduire à une prise de risques excessive si les établissements s’attendent à être sauvés par l’État. Nous tenons compte de ces anticipations et du risque global qu’elles peuvent engendrer, et montrons que les sauvetages publics peuvent améliorer le bien-être, mais seulement si les exigences de fonds propres réglementaires sont suffisamment contraignantes.
Je propose une nouvelle méthode pour déterminer et estimer séparément les effets macroéconomiques des indications prospectives et des achats massifs d’actifs lors de chaque annonce du Comité de l’open market de la Réserve fédérale. Je constate que les achats massifs d’actifs ont davantage d’effet sur la production et l’inflation que les indications prospectives. Comme ces achats exercent des pressions haussières sur les rendements à court terme, le recours à cette politique devrait toujours être assorti d’indications prospectives.
L’étude examine comment le marché canadien des contrats à terme a contribué au risque systémique des banques pendant la crise financière de 2008. On constate que, dans l’ensemble, les grandes banques ont pris des positions contre les autres institutions financières, augmentant ainsi leur risque de pertes simultanées.
Nous mettons en lumière un nouveau résultat empirique concernant le marché des changes : les rendements qui y sont dégagés connaissent systématiquement un mouvement d’inversion autour du moment où les taux de référence sont établis. Plus précisément, on remarque que, en moyenne, le dollar américain s’apprécie au cours des heures précédant l’établissement des taux de référence et qu’il se déprécie après.
Au moyen de données boursières sur les banques, nous montrons que la valeur comptable des prêts tient compte tardivement des pertes. Cette comptabilisation différée s’avère importante sur le plan de la réglementation, car les exigences imposées par les organismes de réglementation sont établies en fonction des valeurs comptables.
Nous étudions la relation entre les caractéristiques des nouveaux prêts hypothécaires et les tensions financières chez les emprunteurs dans les régions du Canada où le secteur de l’énergie est très présent après l’effondrement des prix du pétrole en 2014. Nous constatons que ceux ayant un avoir propre foncier limité étaient plus susceptibles d’avoir de la difficulté à rembourser leurs dettes.
La « quête de rendements » : c’est par cette expression qu’est couramment expliqué le choix des régimes de retraite d’intégrer dans leurs portefeuilles davantage d’actifs non traditionnels. Nous montrons toutefois que les nouveaux portefeuilles comptent également plus d’obligations, procurent des rendements moyens plus bas et affichent des déficits de solvabilité réduits et moins volatils. Ces changements s’inscrivent dans une stratégie plus large destinée à atténuer le risque d’insolvabilité.