Document de travail du personnel 2022-14Felipe Alves
Durant les périodes de ralentissement économique, les travailleurs se retrouvent cantonnés dans des emplois à faible productivité et les salaires stagnent. Je construis un modèle à agents hétérogènes et marchés incomplets comprenant une progression de carrière complète qui tient compte de ces réalités. Un choc financier défavorable, étalonné d’après la dynamique de la Grande Récession aux États-Unis, reproduit la lente reprise et l’absence de désinflation observées pendant cette période.
La théorie selon laquelle la riche diversité économique des entreprises et des ménages a une incidence sur les fluctuations à l’échelle de l’économie, et vice-versa, a de fortes implications pour la politique monétaire. Notre examen transpose les pistes offertes par cette théorie dans un contexte canadien.
Bien que le nombre de demandes d’emploi ait augmenté, le taux d’obtention d’un emploi reste relativement inchangé, tandis que le taux de cessation d’emploi a considérablement diminué. Nous démontrons que plutôt que d’accroître la probabilité de trouver un emploi, la hausse des demandes d’emploi augmente la probabilité de trouver de bons appariements, comme le montre la baisse du taux de cessation d’emploi.
Mesurer les capacités excédentaires sur le marché du travail est essentiel pour les banques centrales : quand le plein emploi n’est pas atteint dans une économie, l’inflation ne reste pas durablement proche de la cible. Pour évaluer ces capacités, nous proposons une approche globale qui reflète la complexité et la diversité du marché du travail.
Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les technologies numériques contribuent au maintien de l’activité économique tout en facilitant la distanciation. Notre analyse montre que le nombre d’offres d’emploi publiées en ligne pour des postes liés à la production de technologies numériques au Canada a diminué moins que celui des autres offres d’emploi, et qu’il a récupéré plus rapidement après la levée des confinements.
Nous utilisons des données appariées entre les employeurs et les employés canadiens couvrant une période de quatre décennies pour étudier l’évolution des inégalités et de la dynamique des revenus individuels au fil du temps au Canada. Nous examinons aussi la relation entre la croissance de la rémunération des travailleurs et celle des entreprises qui les emploient.
La croissance de la production potentielle devrait être plus forte que celle prévue lors de la réévaluation d’octobre 2020. D’ici 2024, elle sera légèrement supérieure à la croissance moyenne observée de 2010 à 2019. D’après notre évaluation, le taux nominal neutre au Canada se situe toujours dans une fourchette allant de 1,75 à 2,75 %.
Comment les entreprises changent-elles leurs décisions en matière d’emploi quand de nouveaux avantages fiscaux sont octroyés à destination des travailleurs à faible revenu? D’après des données liées sur les employeurs et leurs employés en Allemagne, certaines entreprises augmentent globalement leurs effectifs, tandis que d’autres remplacent les emplois fortement rémunérés par des emplois faiblement rémunérés.
Nous étudions les effets de l’élargissement des programmes d’assurance-emploi et de l’introduction de subventions salariales sur le marché du travail et la prospérité économique dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Nos résultats montrent que ces mesures sont complémentaires et bénéfiques pour différents types de travailleurs. Les subventions salariales permettent de garder en poste les travailleurs qui occupent des emplois hautement productifs, tandis que l’assurance-emploi compense la baisse de revenus de ceux qui perdent inévitablement leur emploi.