Nous montrons que dans une économie hétérogène, une politique optimale après un choc d’inflation par les coûts consiste à monter les taux à court terme pour freiner l’inflation tout en abaissant les taux à long terme pour soutenir les ménages endettés, ce qui accélère la reprise des investissements et de la production mais augmente les inégalités de consommation.
D’après notre évaluation, le taux nominal neutre canadien se situe dans une fourchette de 2,25 à 3,25 %, soit la même fourchette que celle estimée en 2025. Nous évaluons que le taux nominal neutre américain se situe quant à lui dans une fourchette de 2,50 à 3,50 %, soit un peu plus haut que la fourchette de 2,25 à 3,25 % estimée en 2025.
La croissance de la production potentielle devrait passer de 2,3 % en 2025 à 1,2 % en 2026, étant donné le ralentissement de la croissance démographique, les droits de douane américains et l’incertitude liée aux politiques commerciales. Elle devrait par la suite se redresser pour atteindre en moyenne 1,5 % sur la période 2027-2029, à la faveur d’un raffermissement des investissements privés et publics soutenant la productivité tendancielle du travail (PTT). L’adoption progressive de l’intelligence artificielle devrait aussi faire augmenter la croissance de la PTT durant la période de projection.
Comment les interventions des banques centrales en période de crise calment-elles les craintes des marchés? À l’aide de données sur les options, nous mesurons le risque perçu de fortes chutes des prix des actifs sur des horizons allant de deux semaines à dix ans. En étudiant la réaction de la Réserve fédérale américaine aux turbulences de 2020, nous constatons que les achats d’actifs atténuent les craintes à court terme, tandis que les mesures qui touchent les taux d’intérêt façonnent les attentes à long terme.
Le présent document aborde plusieurs moyens que la Banque pourrait mettre en œuvre pour accroître les communications entourant la politique monétaire future. La Banque pourrait ainsi analyser les avantages et les inconvénients, pour elle-même, des méthodes utilisées par d’autres banques centrales, tout en gardant à l’esprit que les prévisions de taux directeur ne sont généralement pas très utiles au-delà d’un horizon d’un ou deux trimestres.
Dans cette étude, nous élaborons un modèle d’équilibre général pour évaluer la conception d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) dans un système monétaire où coexistent des banques traditionnelles et des banques émettrices de cryptomonnaies stables. Nous comparons les MNBC jetonisées et non jetonisées, et montrons que leur attrait dépend de la fiabilité de l’offre de monnaie privée, de la disponibilité des actifs servant de garantie et des caractéristiques du secteur des cryptoactifs.
Le taux CORRA peut subir des pressions du fait de l’interaction entre le comportement d’emprunt des clients et les contraintes de bilan des courtiers, même lorsque le niveau des soldes de règlement se situe dans une fourchette jugée suffisante pour répondre aux exigences du système de paiement et à la demande de précaution de ses participants.
Quand l’économie sort d’une crise, la politique macroéconomique se heurte à un dilemme : des mesures de relance prolongées peuvent favoriser une reprise plus inclusive du marché du travail, mais risquent de déclencher une inflation qui, à terme, nuit au bien-être des travailleurs en érodant leur revenu réel. Cette tension s’amplifie en présence de la borne du zéro des taux d’intérêt et de contraintes de capacité globale. Nous intégrons cette observation dans un modèle quantitatif de l’économie américaine.
Cette note présente les indices d’une relation positive et non linéaire entre le coût de l’intérêt hypothécaire et la croissance des loyers : ce coût a une faible incidence sur les loyers lorsque la croissance démographique est près des valeurs tendancielles, mais a un effet sensiblement plus marqué en période de forte croissance démographique.