Et si une banque centrale émettait une monnaie numérique? Nous examinons les raisons qui pourraient motiver une telle démarche et quelles en seraient les incidences.
Une chaîne de blocs est un grand registre numérique qui suit l’évolution des opérations faites par les auteurs de transactions sans devoir faire appel à un tiers chargé de mettre à jour et à exécution les changements consignés. La mise à jour du registre est faite directement par les utilisateurs de la chaîne de blocs et est habituellement régie par un protocole, la preuve de travail.
Une comparaison des résultats de notre enquête-omnibus de 2017 sur le bitcoin (menée du 12 au 15 décembre 2017) avec ceux de l’année précédente révèle un accroissement du pourcentage de répondants disant avoir entendu parler du bitcoin (85 % en 2017 comparativement à 64 % en 2016) et en détenir (5,0 % en 2017 contre 2,9 % en 2016). Les résultats révèlent en outre que les acheteurs de bitcoins utilisent pour la plupart cette cryptomonnaie comme instrument de placement et non pas comme mode de paiement pour acquérir des biens et des services.
Cette étude se penche sur l’expérience de la Suède en ce qui a trait à la circulation de billets émis par l’État et par des banques privées afin de déterminer dans quelle mesure le cas suédois s’apparente à la situation qui prévalait au Canada et aux États-Unis. Le cas de la Suède est intéressant, puisque les billets d’État y circulent depuis plus de 350 ans, soit avant la mise en circulation des billets de banques privées.
Nous présentons un cadre stratégique pour la monnaie électronique et les paiements. Le cadre comporte un ensemble de questions objectives liées aux domaines de responsabilité des banques centrales : les systèmes de paiement, la politique monétaire et la stabilité financière. Les questions portent sur quatre grandes formes de monnaie électronique : la monnaie d’émission privée ou publique accompagnée d’une vérification centralisée ou décentralisée des transactions. Le cadre est conçu dans le but de faciliter l’évaluation des arbitrages que doivent effectuer les banques centrales lorsqu’elles décident d’émettre de nouvelles formes de monnaie électronique.
La technologie à la base de la chaîne de blocs suscite beaucoup d’intérêt. Or cette technologie, pour l’essentiel, n’est pas bien comprise. Il n’existe aucun consensus sur ses avantages ni sur ses défaillances possibles.
Le bitcoin, les monnaies numériques et les technologies financières font l’objet de vastes débats. Toutefois, peu de données empiriques témoignent de l’adoption et de l’utilisation du bitcoin. Nous proposons une méthode visant à composer, par l’entremise de l’enquêteomnibus sur le bitcoin, un échantillon représentatif à l’échelle nationale afin de suivre l’évolution du bitcoin au Canada (sa diffusion et son usage).
Nous étudions la concurrence que se livrent deux monnaies sans valeur intrinsèque, du fait d’interactions décentralisées entre sujets humains. Nous faisons une expérience en laboratoire basée sur un modèle de prospection simple intégrant deux pays et deux monnaies.
L’arrivée des monnaies numériques comme le bitcoin ainsi que la chaîne de blocs ou technologie du grand livre partagé sous-jacente suscitent beaucoup d’intérêt. Ces évolutions laissent entrevoir la possibilité d’incidences notables sur le système financier et peut-être même sur l’ensemble de l’économie.
Nous nous penchons sur l’évolution des technologies financières et analysons en quoi elle est porteuse de risques et de possibilités pour les missions des banques centrales.