La première sous-gouverneure, Carolyn A. Wilkins, traite de l’automatisation et des effets qu’elle pourrait avoir sur la productivité et la politique monétaire de la Banque.
La politique monétaire peut-elle aider à soutenir la stabilité financière? Pour répondre à cette question, nous estimons l’incidence qu’un choc de politique monétaire aurait sur le levier financier du secteur privé et sur la probabilité de voir survenir une crise financière. Les fonctions de réaction tirées du modèle vectoriel autorégressif sur données de panel utilisé pour 18 pays avancés tendent à montrer que le ratio de la dette au PIB augmente à court terme après un resserrement inattendu de la politique monétaire.
Document de travail du personnel 2016-55Serdar Kabaca
Cette étude analyse les effets de l’assouplissement quantitatif dans un modèle d’équilibre général dynamique et stochastique adapté à une petite économie ouverte qui inclut des rééquilibrages de portefeuilles internationaux. Les portefeuilles sont classés comme des sous-portefeuilles de court et de long terme non parfaitement substituables, chacun comportant des obligations nationales et étrangères.
Quelle trajectoire les banquiers centraux devraient-ils choisir pour le taux nominal lorsqu’ils sont confrontés à une trappe à liquidité qui se produit dans un contexte marqué par la contrainte de la valeur plancher?
Le cadre de la Banque du Canada régissant les opérations sur les marchés et l’octroi de li-quidités décrit comment et quand la banque centrale peut octroyer des liquidités aux fins de la conduite de sa politique monétaire et du renforcement de la stabilité du système financier canadien. Ce cadre permet ainsi aux acteurs du marché de planifier leurs transac-tions en sachant que la Banque est prête à contribuer à la gestion des liquidités du système, dans le but d’appuyer ces objectifs en matière de politiques.
Nous analysons l’incidence d’une politique de taux d’intérêt sur la stabilité financière dans un contexte de panique où les banques peuvent devoir rembourser un volume anormalement élevé de titres de dette, ce qui les obligerait à vendre des actifs à des prix de liquidation.
Le gouverneur Stephen S. Poloz traite de l’intégration des économies à l’échelle mondiale et de son influence sur la conduite de la politique monétaire.
Dans cet article, nous avançons que les différences de structures de coûts entre les secteurs jouent un rôle essentiel dans les décisions des entreprises de rajuster leurs prix. Nous recourons à un modèle à coûts d’étiquetage dans lequel les détaillants servent d’intermédiaires commerciaux entre les producteurs et les consommateurs.
Dans les modèles traditionnels, les banques centrales qui entendent faire augmenter l’inflation doivent abaisser les taux d’intérêt nominaux, ce qui stimule la demande globale. Or, plusieurs économistes ont récemment remis en question cette conception généralement admise, en mettant en avant le point de vue dit « néo-fishérien » selon lequel une hausse des taux nominaux pourrait en fait provoquer une élévation du taux d’inflation.
Dans un modèle simple de type nouveau keynésien à deux secteurs, la rigidité des prix engendre une covariation négative contrefactuelle de la production de biens durables et de biens non durables à la suite d’un choc monétaire. Nous montrons que des marchés de facteurs hétérogènes permettent toute combinaison de rigidité des prix strictement positive pour générer une covariation de production positive.