Les banques centrales réalisent des recherches au cours desquelles elles effectuent des entretiens approfondis avec des acteurs du tissu économique de leur pays. Or, les effets qu’ont les renseignements ainsi obtenus sur la politique monétaire sont peu connus. Nous remédions à cette lacune en analysant des entretiens à questions ouvertes menés auprès de cadres supérieurs de banques centrales chargés des questions d’analyse et de politique économiques et qui travaillent de près avec les décideurs de leur institution.
Lorsque les prêteurs ne sont pas en mesure de savoir d’emblée si un emprunteur a des biais cognitifs ou s’il est rationnel, ils utilisent un système de pointage pour déterminer avec quelle probabilité son comportement ira dans un sens ou dans l’autre. Cela entraîne un regroupement partiel des emprunteurs et signifie que les emprunteurs rationnels financent les coûts d’emprunt de ceux ayant des biais. Cette approche réduit, par le fait même, l’efficacité des politiques réglementaires qui ciblent les erreurs commises par les emprunteurs biaisés.
Ce document d’analyse fait la synthèse d’études portant sur les résultats de divers outils de politique monétaire adoptés alors que l’instrument traditionnel, le taux directeur, était contraint par sa valeur plancher. Nous soulignons les problèmes qui peuvent survenir lorsque ces outils sont utilisés par les banques centrales de petites économies ouvertes.
L’enquête sur les perspectives des entreprises est devenue un élément important des délibérations sur la politique monétaire à la Banque, et elle est aussi bien connue dans les milieux décisionnels et les cercles financiers du pays. Le présent document fait la somme de plus de vingt ans d’expérience dans la réalisation de cette enquête, et il constitue donc un guide de référence complet à cet égard.
Cette étude présente l’évaluation actuelle, par le personnel de la Banque du Canada, du taux neutre aux États-Unis, ainsi qu’un nouvel ensemble de modèles sur lesquels repose cette évaluation. La Banque estime globalement que ce taux se situe en ce moment dans une fourchette allant de 1,75 à 2,75 %.
Nous comparons les déterminants des attentes d’inflation des consommateurs aux États-Unis et au Canada en analysant deux enquêtes récentes. Nous constatons que les consommateurs canadiens se fient davantage aux prévisionnistes et à l’évolution de l’inflation réelle pour former leurs attentes, tandis que les consommateurs américains se basent plus sur leurs propres anticipations passées.
De 2011 à 2019, l’inflation au Canada et dans les économies avancées a été généralement inférieure aux cibles des autorités monétaires, relançant le débat sur la question de savoir si le processus d’inflation a changé. Cette étude met en lumière des enjeux naissants qui influenceront la conduite de la politique monétaire au Canada à court terme.
Nous étudions les effets à court terme de la politique monétaire au moyen d’un modèle monétaire fondé sur la théorie de la recherche dans lequel les agents sont soumis à des chocs idiosyncrasiques et à des chocs monétaires globaux.
Les prestations d’assurance-chômage devraient-elles être plus généreuses pendant des périodes de ralentissement économique? Le montant optimal des prestations, de même que leur durée optimale, dépend en définitive des caractéristiques démographiques et de la richesse des bénéficiaires.